03
Feb
16

Parc national des Gorges de Rivière Noire.

resere 13 Réserve 02 reserve 03 Reserve 04 reserve01 reserve06 reserve07 Reserve08 Reserve09 Reserve10 reserve11 reserve12 reserve14 reserve16 reserve18 reserve19 reserve21 reserve23 reserve25 reserve28 reserve177Grande   Riviere Noire. La réserve Naturelle

Parc national des Gorges de Rivière Noire

Le parc national des gorges de Rivière Noire, , est un parc national crée le 5 juin 1994, est situé dans le sud-ouest de l’île Maurice. Le parc s’étend sur une superficie de 6,754 hectares.

Le parc avec deux centres d’information: Pétrin et Grande Rivière Noire. ofrre une carte du parc et des sentiers de randonnée

Le parc fait également partie de la réserve de Macchabee – Bel Ombre, reconnue par l’Unesco en 1977

Le parc abrite plusieurs mammifères typiques des Mascareignes ou de Madagascar tels que le tangue. La faune aviaire comprend la Paille-en-queue, la crécerelle, la perruche de Maurice, le pigeon rose, l’échenilleur de Maurice, le bulbul de Maurice, le zostérops de Maurice, l’oiseau blanc et le Foudi.

Célèbre pour ses cascades, ses panoramas et ses sentiers de randonnée, les gorges sont dans les hauts plateaux, faisant d’elles un endroit plus froid que dans le reste de l’île.

La Montagne Cocotte domine le parc. Les photos proviennent de la visite de Marie France au parc a Maurice en janvier2016

 

29
Jan
16

L’État Providence

L’État Providence.

L’Etat-Providence est une conception de l’État où celui-ci étend son champ d’actiondans les domaines économiques et sociaux. Elle va créer un ensemble de mesures ayant pour but de redistribuer les richesses et de prendre en charge la maladie, l’indigence, la vieillesse, l’emploi, les dettes, la famille… L’Etat-Providence recherche de la justice sociale

A Maurice 86% de la population sont propriétaires de leur maison .Le service médical est gratuit dans les hôpitaux et dispensaires . L’éducation est gratuite au niveau préscolaire, primaire, secondaire ou tertiaire, mais l’université réclame quelques frais administratifs. La pension de 5000 roupies mensuellement est universelle et s’applique a tous les vieux, le transport est gratuit pour les étudiants et les personnes du troisième âge ; les denrées de base comme le gaz ménager sont subventionnés ; le prix du pain est faible. A Maurice ou tout le monde se connait,les services fonctionnent dans l’intérêt de la population : l’Aviation civile, la Météo, l’Immigration les Bois et Forêts les ministères et les services publics Le système d’éducation est accessible a tous.

Vivre a Maurice est donc attrayante sous L’État Providence .

26
Jan
16

Le cerf a Maurice

Le cerf a Maurice.

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Le cerf rusa (Cervus timorensis ou Rusa timorensis), aussi appelé cerf de Java, est une espèce du genre Cervus vivant sur l’île de Java.

Introduit en 1870 en Nouvelle-Calédonie,il est considéré comme une espèce envahissante dans certains pays. Sa population en Nouvelle Calédonie est probablement comprise entre 200 000 et 300 000 individus, et semble continuer de croître .

Il a été également introduit au milieu du XVIIe siècle à l’île Maurice pour la chasse. Il est aujourd’hui cantonné à certaines réserves naturelles .

L’élevage du cerf de Java à Maurice

Le cerf de Maurice vient de Java. Les premiers couples furent relâchés en 1638 apportés par Van der Stel et disparurent immédiatement dans la nature. Cinquante ans après ils étaient en abondance. Aujourd’hui la chasse au cerf est devenue un sport, et l’élevage du cerf a vu le jour dans le but de diversifier les productions conventionnelles de viande. Cet élevage connaît un vif succès car cette viande est consommée par toutes les communautés L’élevage du cerf de Java à Maurice

25
Jan
16

Le macaque de Maurice

Macaque crabier mâle

singe maurice

 

Macaque crabierc Macaca fascicularis • Macaque à longue queue

Le Macaque n’est pas une espèce endémique de Maurice, mais s’est adapté dans les régions montagneuses et zones forestières. En créole mauricien, on l’appelle  Zako. Ayant un bon appetit il se nourrit principalement de fruits Il peut être parfois agressif.

On trouve souvent le Macaque Ile Maurice dans les forêts de la région de Plaine Champagne principalement le Parc National des Gorges de Rivière Noire. A la saison hivernale il consommme des Goyaves de Chine. Aux abords de Grand Bassin, les Macaques sont prrésents en bon nombre Temples de Grand Bassin. Les plantations de Chamarel les attirent. On en trouve sur la route menant de case Noyale a Chamarel

Le Macaque est un petit singe respecté par la population de confession hindoue à l’île Maurice

L’espèce est appelé macaque à longue queue2, car il se distingue des autres macaques par la longueur de sa queue,.

L& longueur du corps de l’adulte singe est de 40 cm, relativement court avec des bras et des jambes. La queue est plus longue que le corps, généralement 50 cm. Les mâles adultes pèsent environ 5 kg, et sont généralement plus imposants que les femelles.

Macaca fascicularis est un animal social qui vit en groupes Les mâles quittent leur groupe d’origine généralement dès l’âge de 4 à 6 ans.

La durée de gestation est d’environ 165 jours.

Des vertébrés font aussi partie de ses proies (poussins d’oiseaux, lézards, grenouilles et poissons), ainsi des invertébrés et des œufs

. L’espèce ne craint pas les humains et fréquente de nombreuses villes et villages.

 

Il existe une importante diversité génétique au sein de cette espèce, et les différences sont classées

Macaca fascicularis a été largement utilisé dans des expériences médicales, en particulier celles liées aux neurosciences. Il a également été identifié comme un vecteur possible des virus Ebola et monkeypox, et est connu comme porteur de l’herpès macaques. Le macaque crabier fait partie des singes qui ont été utilisés dans l’expérimentation des vols spatiaux. Une vingtaine d’organisations religieuses et culturelles mauriciennes ont exprimé lundi leur préoccupation concernant le commerce de macaques à des fins d’expérimentation scientifique
Références

Umapathy G, Singh M & Mohnot SM, 2003, Status and Distribution of Macaca fascicularis umbrosa in the Nicobar Islands, India, International Journal of Primatology 24, pp. 281-293.

Brent L & Veira Y, 2002, Social Behavior of Captive Indochinese and Insular Long-Tailed Macaques (Macaca fascicularis) Following Transfer to a New Facility, International Journal of Primatology 23, pp. 147-159.

Das M, Penke Z & van Hooff JA, 1998, Postconflict Affiliation and Stress-Related Behavior of Long-Tailed Macaque Aggressors, International Journal of Primatology 19, pp. 53-71.

Das M, Penke Z & van Hooff JA, 1997, Affiliation Between Aggressors and Third Parties Following Conflicts in Long-Tailed Macaques (Macaca fascicularis), International Journal of Primatology 18, pp. 159-181.

Palombit RA, 1992, A preliminary study of vocal communication in wild long-tailed macaques (Macaca fascicularis). I. Vocal repertoire and call emission, International Journal of Primatology 13, pp. 143-182.

) Palombit RA, 1992, A preliminary study of vocal communication in wild long-tailed macaques (Macaca fascicularis). II. Potential of calls to regulate intragroup spacing, International Journal of Primatology 13, pp. 183-207.

Moser R, Cords M & Kummer H, 1991, Social influences on grooming site preferences among captive long-tailed macaques, International Journal of Primatology 12, pp. 217-230.

Rodman PS, 1991, Structural differentiation of microhabitats of sympatricmacaca fascicularis andM. nemestrina in East Kalimantan, Indonesia, International Journal of Primatology 12, pp. 357-375.

25
Jan
16

Le cochon marron de Maurice

 

Cochon Marron Ile Maurice

cochon marron

 

Aussi fort et robuste qu’un sanglier, le Cochon marron est une sous-espèce issue d’un croisement entre des cochons domestiques devenus sauvages et des sangliers. Ils sont pourvus de défenses

Le Cochon marron est présent à l’Ile Rodrigues et dans les forêts de l’île Maurice.

Il n’y a pas de période de chasse limité pour le Cochon marron à Maurice. Dans les Réserves de chasse, à la période de la Chasse aux Cerfs de Java, ils sortent des forêts et herbes hautes poussés par les rabatteurs de cerfs et font une proie de chasse prisée par les chasseurs.

Le Cochon marron est un gibier apprécié cuisiné en Carry ou Salmi

L’’ancêtre du cochon marron a l’état sauvage, peut mesurer 1,50 m ou plus.

Les hollandais introduisent les sangliers à Maurice en 1606 mais seulement neuf spécimens subsistent à l’arrivée.

En 1709, ils s’étaient tellement propagés qu’ils étaient devenus de véritables nuisances et la chasse dut être permise pour restreindre leur nombre mais aussi dégâtd qu’ils peuvent occasionner

De nos jours, on les trouve dans toutes les forêts de l’île.

29
Dec
15

Les blancs francophones de Maurice.

Les blancs francophones de Maurice.

La population dite Franco-Mauricienne (ne vient pas dirctement la noblesse française. Toutefois, (plusieurs familles descendent de colons issus de l’ancienne petite noblesse de France. Les bonnes performances de la Zone Franche, l’industrie sucriere se trouve e nod jourdaux mains de quatre familles : Dalais, Espitalier-Noël, Lagesse, De Spéville. L e groupe sucrier FUEL, est le plus grand propriétaire terrien de Maurice

Ce ne fut pas avant 1715, avec Guillaume Dufresne d’Arsel, et surtout, à partir de 1721, avec la prise de possession officielle de l’île par Jean-Baptiste Garnier du Fougeray au nom de la France, que le français devintla langue du pays Aujourd’hui.: la langue que tout le monde parle à Maurice, le créole mauricien, a pour base, le français.

La population s’élève à environ 1,2 million d’habitants et comporte plusieurs communautés. La majorité des Mauriciens est d’origine indienne (65,8%) et créole ou métisse (27,7%)1,2. une minorité de mulâtres, de « blancs de l’Ile Maurice » (2%), et de Sino-Mauriciens (3%)3. Les mauriciens de confession musulmane sont soient d’origine indienne ou bien arabo-indiens.

Avec le traité de Paris de 1814, le nouveau gouvernement anglais, dirigé par le gouverneur Sir Robert Farquhar, reconnaitt que l’usage de la langue française constituait l’une de ces « coutumes » que les colons pouvaient maintenir. En fait, les Britanniques consentirent à ce que les habitants de Maurice et de Rodrigues continuent d’utiliser leur langue, leur religion, leur code civil, leurs traditions. Peu nombreux et n’ayant pas l’intention d’habiter l’archipel, les anglais étaient prêts à faire des concessions. Les fonctionnaires français furent remplacés par des fonctionnaires anglais au sein de l’administration et toute l’économie se développa au fur et a mesure dans le cadre de l’Empire britannique. Beaucoup de franco-mauriciens blancs, notamment des grands propriétaires fonciers et des hommes d’affaires, décidèrent de rester sur l’île et poursuivirent l’exploitation de la canne à sucre avec leur main-d’œuvre d’esclaves africains et malgaches.. L es pauvres esclaves, ils furent maintenus dans leur infériorité sociale et purent continuer à utiliser le créole mauricien.LesS Anglais ne cherchaient pas à s’installer en grand nombre à l’île Maurice, les autochtones continuèrent de parler essentiellement français et créole.

Le terme Blanc est employé, pour désigner des personnes ayant une couleur de peau claire. Ces personnes viennent pour la plupart des populations européennes..

. Avec les anglais il y a eu une formation d’élites au sein des groupes dominés ar la section blanche, :le groupe des « Gens de couleur » issus de la période esclavagiste, Les blancs moins fortunés . Plus tard beaucoup vont émigrer en grand nomb revers l Afrique du sud. Les créoles de la lasse moyenne vont émigrer vers l’ Australie o le Canada

La population blanche d’origine française ne cesse d’ailleurs de s’accroître à partir de l’abolition de L’esclavage, Alors que les Blancs n’étaient qu’une centaine sur l’île en 1721, ils sont au nombre de 3 163 en 1767, date du premier recensement, et de 6 489 en 1807). Ainsi, en près de quarante ans, la population blanche double c’est sous l’effet de l’immigration, qui atteint son apogée entre 1787 et 1797, sous l’influence de la Révolution française qui provoque dans l’île un afflux d’aristocrates fuyant la France.

Les alliances matrimoniales avec les familles britanniques fortunées contribuent, alors qu’a lieu l’essor de la monoculture sucrière à partir de 1825, à renforcer le pouvoir économique du groupe blanc d’origine française. Celui-ci parvient simultanément à évincer du foncier sucrier les gens de couleur

Le nombre de « Blancs à Maurice, après avoir atteint son apogée en 1830, avec un total de 8592 personnes (9 % de la population totale), ne compterait plus en 1946 que 6500 personnes, soit 3 % seulement de la population totale après l’expatriation de nombreux blancs

A Maurice la concentration du pouvoir économique sera longtemps aux mains d’une plantocratie qui, en détenant 86,6 % du total des terres et 92,5 % des terres cultivées en canne en 1830. La consolidation du monopole sucrier permet à la plantocratie d’effectuer un lobbying sur le Gouvernement colonial britannique et de se constituer à partir de 1885 en une oligarchie sucrière qui confisque le pouvoir législatif à son profit. Le pouvoir de l’oligarchie s’exprime par sa capacité à placer sous sa coupe la gestion des finances publiques et par là, l’orientation de l’activité économique de l’île tout entière

« N’oublions pas que nous sommes les gardiens d’un héritage sacré et que nos fils seraient en droit de nous demander plus tard : “Qu’en as-tu fait ?” Que nous puissions alors leur répondre fièrement : “Je l’ai non seulement conservé et agrandi, mais j’ai aussi apporté le bien-être à ceux qui travaillaient pour moi”. Alors nous serions certains d’avoir fait notre devoir » (Maurice A. Rey, 1944.le mouvement rétrocessionniste demande le rattachement de l’île Maurice à la France. Il est composé d’une frange du groupe blanc exclue de l’oligarchie sucrière et qui occupe des postes dans l’administration coloniale britannique ou retournée en France, et d’une élite émergente au sein du groupe « de couleur », qui, à la suppression de la barrière de couleur, a pu accéder à l’éducation secondaire et, aux termes d’études en France, à des professions libérales de médecins, journalistes ou avocats. Les Rétrocessionnistes argumentent que le retour de l’île à la France prémunirait contre le risque d’une « menace indienne », autrement dit contre la remise en cause de la mobilité socio-économique et surtout de l’accès aux postes de l’administration .

Le projet rétrocessionniste se heurte à l’opposition de l’oligarchie sucrière franco-mauricienne, soucieuse de défendre ses marchés préférentiels en Inde et en Grande-Bretagne, qu’un rattachement à la France remettrait en question. Pour les Anti-Rétrocessionnistes, qui s’organisent en contractant une alliance politique avec de grands propriétaires sucriers indo-mauriciens, l’argument économique prime sur l’argument culturel.

Le débat autour de la rétrocession polarise les identifications en mettant en jeu des alliances trans-ethniques, qui s’articulent au clivage intra-ethnique : d’une part, le noyau dominant du groupe, l’oligarchie sucrière, alliée aux grands planteurs indo-mauriciens contre la rétrocession ; de l’autre, l’alliance en faveur de la rétrocession entre les « petits blancs », alliés à la nouvelle bourgeoisie de couleur.

La décolonisation, qui débute en 1947, met fin à l’hégémonie de la minorité dominante et porte un coup définitif à l’idéal assimilationniste des franco-mauriciens. Face à l’octroi par l’autorité britannique de la citoyenneté politique aux nouvelles élites issues des groupes immigrants les plus récents, en particulier les engagés venus de l’Inde,

L e raciste journaliste d’Unienvilleecrira « Le suffrage universel ici veut dire, personne n’en doute, le suffrage hindou. Le suffrage hindou veut dire l’hégémonie hindoue. L’hégémonie hindoue signifie fatalement… l’annexion, dans un temps plus ou moins long, de l’île Maurice à l’Inde » (Noël Marrier d’Unienville, Le Cernéen du 04 juin 1953).

En reclamant l(indépendanceles stratégies électorales sur le principe ethniquees t axé sur l’espace partisan entre d’une part le Parti Mauricien, identifié aux intérêts sucriers franco-mauriciens, et de l’autre le Parti Travailliste, dirigé principalement par des Hindous. L’enjeu étant dès lors de rallier les autres minorités, créole, musulmane, tamoule et chinoise, le Parti Mauricien reprend comme principe mobilisateur des minorités l’argument du « péril hindou » contre le projet d’indépendance soutenu par le Parti Travailliste.

« Maurice a été victime, dans une certaine mesure, d’une colonisation à rebours dans laquelle les derniers venus se sont imposés aux premiers occupants, la domination politique des Indo-Mauriciens, fils des immigrants indiens, sur les descendants des premiers habitants et sur la population générale »

 

Références géréales.

ALLEN Richard B. (1983) Creoles, Indian Immigrants and the Restructuring of Society and Economy in Mauritius, 1767-1885, Ph. D. Thesis, Histoire, University of Illinois, 293 p..

BEAUDOUX-KOVATS Edith et BENOIST Jean (1972) Les Blancs créoles de la Martinique, in Jean Benoist Éd., L’archipel inachevé : culture et société aux Antilles françaises, Montréal, Presses de l’Université de Montréal.

BENOIST Jean (1987) L’insularité comme dimension du fait social, Iles tropicales, Insularité, Insularismes, Collection « Îles et archipels » (8), Talence, CRET, pp. 38-51.

BENOIST Jean (1974) Perspectives pour une connaissance des sociétés contemporaines des Mascareignes et des Seychelles, Annuaire des Pays de l’Océan Indien,(1), pp. 223-233.

BOUDET Catherine (2003) L’émergence de la démocratie consociative à Maurice (1948-1968), Annuaire des Pays de l’Océan Indien, (17), pp. 325-336.

BOUDET Catherine (2004) Les Franco-Mauriciens entre Maurice et l’Afrique du Sud : identité, stratégies migratoires et processus de recommunaurisation, Thèse de Doctorat, Science Politique, Institut d’Etudes Politiques, Bordeaux, 642 p.

BOUDET Catherine (2006a) Une minorité ethnique dominante face à la décolonisation : l’émigration franco-mauricienne en Afrique du Sud (1947-1968), Journal of Mauritian Studies New Series 3 (1), pp. 26-49.

BOUDET Catherine (2006b) Pouvoirs et technologies en situation coloniale : les Franco-Mauriciens et le monopole des technologies sucrières à Maurice et au Natal (1825-1968), Revue Historique de l’Océan Indien, (2), pp. 178-193

BULLIER Antoine (1981a) Le parler franco-mauricien au Natal : une enclave francophone en Afrique du Sud : éléments d’une phonologie, Paris, L’Harmattan, 181 p.BULLIER Antoine (1981b) La communauté franco-mauricienne en Afrique du Sud, Annuaire des Pays de l’Océan Indien, (8), pp. 265-273.

DOI : 10.4324/9780203228DINAN Monique (1985) Une île éclatée : analyse de l’émigration mauricienne – 1960-1982, Port-Louis (Maurice), Best Graphics, 239 p.

SIMMONS Adele S. (1982) Modern Mauritius. The politics of decolonization, Bloomington, Indiana University Press, 242 p. Les Franco-Mauricien.

13
Dec
15

Hindouisme et Chritianisme

Hindouisme et Chritianisme

L e s hindous qui critiquent ou même s’opposent à la religion chrétienne reconnaissent en Jésus un maître, guru ou avatar, non seulement pour les chrétiens, mais aussi pour eux-mêmes. Ils ne peuvent accepter qu’il soit l’Unique, le Dieu Suprême. Mais il n’ont aucune difficulté à admettre le caractère « divin » de Jésus. Cela vaut aussi bien pour le peuple que pour l’élite intellectuelle. On en a eu l’illustration sur les deux derniers siècles. Certains, tel Gandhi, affirment faire partie de ses disciples.

Comment l’Hindou voit Jésus Christ ?Jésus est vu comme un Maître moral

 

Le Raja Ram Mohum Roy (1774-1833) fut un réformateur socio-religieux. Il combattit aussi certaines pratiques sociales, comme celle de brûler la veuve avec son époux décédé. A critiqu er »les chrétiens qui vénèrent la Trinité au lieu d’être strictement monothéistes .chercha à démythifier les récits des évangiles concernant la vie de Jésus, pour n’en retenir que ses préceptes

Il écrivit un ouvrage, Les Préceptes de Jésus : il y rassemblait des extraits des paraboles et des sermons des évangiles

ILl refusait d’accepter Jésus comme Dieu. Il parlait d’une commune volonté de Jésus et de Dieu plutôt que d’une identité de nature. Ce qui sauve, ce n’est pas la mort de Jésus, mais, par l’obéissance à Dieu, de suivre fidèlement les préceptes de Jésus.

Pour Ram Mohum Roy, Jésus était un être humain exemplaire pour comportement moral.

Ramakrishna Paramahamsa (1836-1886), puisait dans les différentes religions pour son sadhana (effort spirituel). Il était attiré par une image de Marie à l’Enfant qu’il avait vue dans la maison d’un de ses disciples.

Ramakrishna tenait Jésus pour un avatar. Il semble s’être pris lui-même pour un avatar

Swami Vivekananda (1863-1902) était fondateur de l’Ordre des moines de Ramakrishna. Cet Ordre fut fondé la veille de Noël, et Vivekananda parlait aux moines de la vie de Jésus comme de l’exemple à suivre. La fête de Noël est encore célébrée chaque année dans les maisons de l’Ordre. Vivekananda considère que Jésus est un avatar ou une incarnation de Dieu, mais certainement pas la seule. Il croit que Jésus ne peut pas réellement souffrir

Jésus était de même nature que la nôtre ; il est devenu Christ ; c’est ce que nous pouvons et devons vivre. Christ et Bouddha désignent un état à atteindre

L’Absolu ne peut être connu ; nous ne pouvons connaître le Père, mais le Fils seulement

Le Christ peut donc être appelé un Yogi et un Jivanmukta — c’est-à-dire quelqu’un qui a déjà réalisé sa libération ultime dans cette vie. C’est pourquoi il est un modèle de renonciation — un véritable Sunnyasin.

Vivekananda assurait que le Christ était fondamentalement oriental dans son esprit et que les Orientaux pouvaient le comprendre et le suivre plus facilement que les Occidentaux.

Mahatma Gandhi (1869-1948) fut profondément religieux. Tout en étant hindou et en trouvant son inspiration dans la Bhagavad Gita, il avait élaboré une religion personnelle. Pour lui, la Vérité est Dieu. La manière d’atteindre cette vérité est l’ahimsa ou non-violence. Il faut être à même d’aimer la plus méchante des créatures comme soi-même. La non-violence n’est pas possible sans brahmacarya,.

Pour Gandhi, toutes les religions sont vraies, mais imparfaites. Toutes désignent une voie vers Dieu :

Je crois que toutes les grandes religions du monde sont vraies,

Etant donné son intérêt pour la non-violence, ce qui l’attire chez Jésus est son enseignement dans le Sermon sur la Montagne et son expérience sur la croix : « Le message de Jésus tel que je le comprends est contenu dans le Sermon sur la Montagne

  1. K. Gandhi, The Message of Jesus Christ (Bombay,…

. » Il a vu Jésus comme « un martyr, une incarnation du sacrifice ». La croix était le symbole du sacrifice par amour du Christ :

Le Christ, si patient, si bon, si plein d’amour et de pardon recommande de tendre l’autre joue : exemple de l’homme parfait,

Il a écrit .Bien que je ne puisse pas me dire chrétien par appartenance religieuse, l’exemple donné par la souffrance de Jésus est un des fondements de ma foi en la non-violence ; il oriente toutes mes actions dans ce monde et ce temps. Jésus a vécu et est mort en vain s’il ne nous a pas appris à régler toute notre vie sur la Loi éternelle de l’Amour »

La croix et le Sermon sur la Montagne sont ainsi devenus des symboles d’un chemin à suivre, d’une façon de vivre. Gandhi estime à tel point leur validité, toujours et partout, que l’historicité du Christ lui importe peu :

« Je ne me ferais pas de souci si quelqu’un apportait la preuve qu’un homme appelé Jésus n’a jamais existé… car le Sermon sur la Montagne demeurerait vrai pour moi  »[

«  Dieu n’a pas seulement porté la Croix il y a mille neuf cents ans, Il la porte aujourd’hui, et il meurt et ressuscite jour après jour. Ce serait un piètre réconfort pour le monde s’il lui fallait s’appuyer sur un Dieu « historique » mort il y a deux mille ans. Ne prêchez pas le Dieu de l’histoire, mais montrez-le tel qu’il vit aujourd’hui en vous… Le Christ vivant signifie une Croix vivante, sans elle la vie est une mort vivante »]

En considérant le Christ comme un symbole, Gandhi ne pouvait accepter l’unicité du Christ comme Fils de Dieu :

« C’était trop pour moi de croire que Jésus serait le seul Fils incarné de Dieu. Si Dieu pouvait avoir des fils, nous serions tous ses fils. Seul Dieu est la perfection absolue. Lorsqu’il descend sur terre, Lui, de sa propre volonté, Il se limite lui-même. Jésus est mort sur la Croix à cause des limites de la chair »

  1. K. Gandhi, The Message of Jesus Christ

. L’hommage que rend Gandhi, à Jésus est le suivant :

« Je refuse de croire qu’il existe une personne aujourd’hui, ou qu’il aurait existé à d’autres époques une personne qui n’ait utilisé son exemple pour diminuer ses péchés… Les vies de chacun d’entre nous tous ont toutes été, à des degrés divers, modifiées par sa présence, ses actions et les paroles prononcées par sa voix divine. Il n’appartient pas seulement à la chrétienté mais au monde entier, à toutes les races et tous les peuples, même si leurs doctrines et leurs pratiques peuvent être différentes les unes des autres »]

  1. Radhakrishnan était un philosophe qui fut aussi président de l’Inde. Il ne fut pas une figure religieuse comme Gandhi ou Vivekananda. Il semble avoir été blessé par la manière dont les missionnaires dénigrèrent l’hindouisme, « religion superstitieuse ». Il s’est donc donné pour mission de montrer que l’hindouisme était la religion éternelle (sanatana dharma), au fondement de toute religion. Il a cherché à démontrer, par une méthode comparative, que des doctrines et des principes similaires peuvent se trouver dans toutes les religionsLe Jésus historique ne pose pas de problème à Radhakrishnan, ni les événements de sa passion et de sa mort sur la croix. Mais ils ont une valeur symbolique :

« Pour moi, Jésus en tant que personne est un fait historique. Christ n’est pas une donnée de l’Histoire mais un jugement porté par l’Histoire. La vision de Jésus exprime un fait spirituel intemporel  »

«  Christ est né dans les profondeurs de l’esprit : nous disons qu’il passe par la vie, qu’il meurt sur la croix, qu’il vit encore. Ce ne sont pas tant des événements historiques qui ont eu lieu — « Il était une fois… » —, mais un processus de vie spirituelle qui s’accomplit continuellement dans les âmes des hommes »

« Jésus est l’exemple de l’homme qui est devenu Dieu, et personne ne peut dire où s’arrête son humanité et où commence sa divinité. L’Homme et Dieu sont de même essence »

  1. Radhakrishnan, The Heart of Hinduism (Madras, 1932),…

Dans un petit livre intitulé » Jésus dans un Tableau indien

(Jesus in an Indian Painting), Richard W. Taylor] Madras : Christian Literature Society, 1975.”

donne une liste de plus de dix peintres hindous qui ont été inspirés par l’image de Jésus. Ces images de Jésus se partagent essentiellement en deux thématiques majeures : le Christ souffrant et l’Enfant Jésus avec la Madone. L’enfant est le plus souvent représenté avec des mains qui protègent (Il rejoint en cela une liste de Dieux hindous qui ont des gestes similaires. Le Christ souffrant est vu comme l’image symbolique de la souffrance humaine. Lorsqu’il peignait le Christ, K.C.S. Panikkar a raconté à un ami qu’il ne peignait pas le Christ mais l’« agonie », et que « le Christ lui était apparu comme étant le sujet approprié »

Un autre artiste, Nikhil Biswas, disait que Jésus-Christ symbolisait pour lui la douleur et l’agonie d’un homme qui souffre, qu’il en était le symbole le plus juste de notre époque. « L’Europe, avec son zèle d’en faire un dieu, a négligé la toute simple vérité : à savoir qu’il était essentiellement un être humain »

« Il n’y a pas de place pour l’homme bon lorsqu’il vient effectivement parmi nous. Sa vie est atteinte par ceux-là mêmes qu’il aime. Jésus de Nazareth fut de ceux-là. Plus près de nous, nous avons eu Gandhiji… J’ai choisi le Christ, avant Gandhi, de manière tout à fait inconsciente au début, et puis je me suis rendu compte que, dans toute l’histoire des hommes, personne n’avait souffert autant que Lui. Sa crucifixion fut transcendantale et son agonie sans pareille. En fait, c’est l’Agonie qui est le sujet de mes tableaux. L’Agonie, non pas seulement celle du Christ et de Gandhi, mais celle de l’Homme, l’homme misérable »

Le document post-synodal Ecclesia in Asia regrette que « Jésus soit si souvent perçu comme étranger à l’Asie.

Les Hindous en Inde sont très à l’aise avec le Jésus humain. Ils sont même prêts à l’accepter comme un Avatar. Mais ils ont des difficultés pour comprendre l’affirmation de la foi chrétienne qui dit que Jésus est Dieu. A maurice les chétiens témoignenet une copassion le jour des grandes fêtes hindous dont Maya Shivaratree,DivaliJours de congé pour toute la populaton. De m^me les hndous respecytent les fêtes dChrétienneset y participe, même. Noel ; Toussaint Pâquesjours fériés pour tous.




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