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Aug
09

Les Mauriciens pendant les deux grandes guerres.

Parade militaire victoire 14944

Parade militaire au Champ de Mars Port Louis pour célébrer la victoire. J’étais dans les Home Guard Units pour la parade..

Les mauriciens pendant les guerres mondiales.

I. Première guerre

En face du Collège Royal de Curepipe se trouve un monument aux morts érigé à la mémoire des soldats mauriciens tombés pendant la Première Guerre mondiale. La plupart d’entre eux étaient volontaires dans l’Armée britannique, la conscription n’étant pas en vigueur dans les colonies.

Des Rodriguais se sont également engagés.  Le monument aux morts Rodriguais est situé face à la rade de Port-Mathurin.

Des soldats Mauriciens en Iraq.

Les forces britanniques renforcées par des régiments de soldats indiens et Mauriciens après d’âpres batailles en mars 1917, vont capturer la capitale irakienne. Ils vont ensuite envahir tout le nord du pays.

Après la guerre, avec  la décolonisation, les Anglais auront à mettre fin à leur protectorat en 1958. L’Irak devint une république autonome mais sans  des riches champs pétrolifères du Koweït.

Des soldats mauriciens participèrent aussi à la campagne de Mésopotamie.

Avec la discrimination de cette période, il y avait  deux groupes distincts. Les “volontaires” et les coloniaux du Mauritius Labour Battalion.

Le premier groupe était composé essentiellement des personnes venant des communautés riches franco mauricien. Plusieurs médecins dont les docteurs Arthur Célestin, Clifford Mayer et Raoul Leblanc, faisaient partie du groupe de volontaires.
Les créoles et autres hommes de couleur n’avient d’aitre choix que le Mauritius Labour Battalion fut mis sur pied par une Proclamation du Gouverneur, Sir Hesketh Bell, en novembre 1915. Le premier contingent de ce Battalion quitta l’île Maurice pour la Mésopotamie le 10 janvier 1916. D’autres contingents sont partis en avril 1917 et un dernier groupe de 350 hommes  en juin 1918. Au total, 1700 Mauriciens s’engagèrent au sein du Mauritius Labour Battalion et soixante-huit soldats  de ce batailon ont été tués. Sir Charles Lucas gans son livre “The Empire at war” (volume IV) l’écrivain parle du Mauritius Labour Bataillon

Le premier contingent du Battalion fut affecté aux travaux de remise en état du port de Bassorah. Le reste se vit confier la surveillance des installations pétrolifères et des routes du nord du pays. Après la guerre  les soldats mauriciens vont rester une année en Mésopotamie. Parmi les officiers du Mauritius Labour Battalion il y avait  Gentil, Le Merle, et O’Connor.

Des soldats mauriciens se firent remarquer en Irak pour leurs talents de tout faire  Le docteur Raoul Leblanc qui était parti pour Bagdad en mars 1917 devient un bactériologiste.

Selon Le Cernéen, un nommé Fuyard, petit apprenti  ouvrier aux ateliers des chemins de fer de Plaine Lauzun qui ne touchait que 50 sous par jour s’était enrôlé dans le premier contingent de travailleurs. Il obtint à Bagdad un emploi qui lui rapporta des salaires alors alléchants de 200 par mois.

Des mauriciens se sont aussi engagés en Angleterre et en France. Odette Ernest était dans les services secrets et la

Résistance.

¨misieurs rues à maurice porte son nom :  Odette Ernest Avenue Ville : Quatre-Bornes. Rue Odette Ernest, Bell-Village, Odette Ernest St., Port Louis.
II. La deuxième guerre mondiale.

En Angleterre les Mauriciens du SOE sont tous des blancs de grande famille. Etant bilingues, les anglais vont les utiliser pour financer la résistance.

France Antelme

Claude de Baissac

Lise de Baissac

J.J. Roger Clarenc

Philippe Duclos

Jean Larcher

Maurice Larcher

Amédée Maingard

Edmund Mayer

James Mayer

Percy Mayer

Guy de la Roche
Des agents de la section française, 104 (13 femmes et 91 hommes du service secret britannique Special Operations Executive ont été envoyés en France comme agents secrets et plusieurs sont morts en héros avec la résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale.

Plusieurs ont été condamnés à des camps de concentration.

Une  plaque du mémorial de Valençay (Indre) qui a été érigé en leur honneur.

Les étonnantes missions de Claude de Baissac.

Claude de Baissac est parachuté en France le 30 juillet 1942. Il entre en contact début 1943 avec une organisation locale rattachée à l’OCM, celle d’André Grandclément.

En  1943, le réseau de Claude de Baissac, Scientist, fusionnera avec le groupe O.C.M. de Grandclément. Scientist a des contacts avec des réseaux en Corrèze, en Bretagne et à Paris. Claude de Baissac fera un aller-retour en Angleterre du 18 mars au 14 avril 1943. Dès son retour, les arrestations frappent les membres de Prosper,  les allemands ne tarderont pas à connaître l’organisation du SOE en France, y compris l’identité de Claude de Baissac, et les dépôts d’armes.

Au cours de ce premier semestre 1943, le français Jean Renaud-Dandicolle devient l’assistant de Claude de Baissac.

Bernard Grandclément, rencontre Claude de Baissac à Paris et lui demande d’emmener Jean Dandicolle à Londres.

Clqude et sa sœur Lise quittent la France dans le cadre de l’opération ‘Diplomat’ par un Lysander dans la nuit du 16 au 17 août 1943. Le départ a lieu sur le terrain ‘Torticolis’ situé au nord de Tours .

Claude de Baissac sera plus tard parachuté au nord-est d’Auch avec son opérateur radio Maurice Larcher en janvier 1944,

Maurice Larcher a pour code ‘Vladimir’. Sa signature radio est ‘Sari’. Ses papiers sont au nom de Maurice Louis Langlade.

Claude de Baissac avait eu comme mission de coordonner les groupes de résistance en  Normandie Il installe son QG, en Bretagne et en Normandie pour organiser des groupes de résistance ; de sabotage, et de stockage d’armes. Il a la charge dans le secteur de la Suisse normande. Il doit diriger et centraliser sous son autorité les résistants  après le débarquement.

Ayant vu des parachutes dans une voiture de la Gestapo, Jean donne l’alerte et s’enfuit avec Maurice Larcher après avoir détruit le matériel qu’ils ne peuvent emmener. Les recherches de la Gestapo resteront vaines.

Claude de Baissac, qui était en tournée, échappera à la souricière car Jean réussit à le prévenir alors que Claude était à la gare de  Chartres

A L’heure du débarquement, les anglais entrent en en contant avec les agents par des messages radio.

Pour le réseau ‘Scientist’ de Baissac, on diffuse  ‘Une voix s’est élevée du vent froid de la plaine’

A ce même moment, ayant deux opérateurs radio Claude de Baissac décide de diviser son réseau en deux : il donne à Jean la responsabilité de la Manche et du Calvados. Il conserve  Maurice Larcher comme Radio.

Le 3 juin 1944 il y a a un important  parachutage à la ferme Jousset de fusils mitrailleurs, des radios, un mortier 500 kg de plastic ; et un million de francs qui sera remise à Jean.  Celui çi  avertira Londres de la disparition d’une partie des fonds.

Maurice Larcher de son côté  va toujours transmettra des renseignements militaires de grande valeur aux troupes alliées. Il enverra 111 messages en six semaines.

Le 5 juin 1944 les  messages personnels à la BBC annonçant le débarquement. Pour le réseau ‘Scientist, ce sont “L’appel des laboureurs dans le matin brumeux” “Et l’on a rien perdu lorsqu’on garde l’espoir”, “Une tasse de thé quand la pluie tombe”

Il est demandé au groupe Calvados de Jean Renaud Dandicolle de  participer aux sabotages de voies ferrées dans la région de Caen.

La Gestapo, s’active et obtient des renseignements. Les Grosclaude sont arrêtés et torturés.

Le 8 juillet 1944, Maurice Larcher est tué sur place dans un corps à corps. Seul Foucu a pu s’enfuir.

Louis Marie Aristide Larcher est né à Maurice. Avant la guerre, il habite Londres.

l est parachuté en février 1944, membre du réseau Scientist de Claude de Baissac « Denis », puis rapidement transféré au réseau Verger de Jean Renaud-Dandicolle, en Normandie. Il est opérateur radio, avec pour nom de guerre « Vladimir ».

Chevalier  de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945.

Maurice Larcher est honoré au mémorial de Valençay (Indre).

Un monument élevé à la mémoire des cinq victimes du maquis de Saint-Clair se trouve à l’endroit où se produisit le drame du 8 juillet 1944. Il  fut inauguré le 6 juillet 1947 lors d’une cérémonie présidée par le colonel Lejeune, en présence des des familles Renaud-Dandicolle, Larcher et Grosclaude. Le monument a été construit avec des pierres provenant des ruines de la ferme Grosclaude, avec une croix de Lorraine en granit de Saint-Sever. Lors de la promotion du film français Les Femmes de l’ombre (2008), de Jean-Paul Salomé, l’engagement de Lise de Baissac et de son frère dans la résistance a été mentionné comme source d’inspiration pour construire le scénario,

France Antelme

France Antelme (1900-1944) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent mauricien du Special Operations Executive (SOE).

À la tête de Bricklayer, un petit réseau spécialisé dans les questions économiques et financières en prévision du débarquement allié, il effectua trois missions en France occupée. Lors de la troisième, il fut arrêté par les Allemands, torturé, déporté et finalement exécuté au camp de concentration de Gross-Rosen.

France Antelme est l’un des 14 agents franco-mauriciens engagés par le SOE, Il est l’un des 18 agents du SOE parachutés directement dans les mains de l’ennemi, parmi lesquels 11 l’ont été en février et mars 1944 malgré la forte évidence que les Allemands contrôlaient les réseaux avec lesquels leurs parachutages étaient organisés.

Son père : Louis Gaston Antelme (1867-1942) était un planteur d’expérience qui fit plusieurs voyages en Europe. Il fut député de la Rivière Noire, puis des Plaines Wilhems de 1906 à 1926.

France Antelme fait ses classes au collège Royal de Curepipe. Sportif, il chasse au cerf au sein des traditions cynégétiques maintenues par la famille.

Passionné turfiste, Fairy Gift et Oxendean portent ses couleurs – casaque vermillon, manches et toque en or – en 1926 et 1930 respectivement.

1932. Il s’installe à Durban comme représentant commercial de Madagascar en Afrique du Sud.

1939-1940. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il s’enrôle dans l’armée sud-africaine

1941. En novembre, France Antelme est recruté par le SOE à Durban.

Une mission conduite par le Lt-Col. J.E.S. Todd, consiste à recueillir des renseignements sur Madagascar (spis le régime de Vichy) et à gagner des leaders politiques à la cause alliée dans la perspective d’un débarquement britannique à Diego-Suarez

il reçoit l’offre de se joindre au SOE en Angleterre.

Première mission en France

Etablir le contact avec certains éléments politiques et connaître leurs vues et leurs besoins ; jeter les bases du financement et du ravitaillement de l’éventuel débarquement allié.

Dans la nuit du 18 au 19, il est parachuté en France.

Le 22, à Poitiers, il prend contact avec Henri Gateauqui le présente à Lise de Baissac au café de la Paix, place d’Armes.

Par l’intermédiaire de Garry, Antelme rencontre Margot Nadeau, secrétaire au ministère de l’Agriculture et du Ravitaillement, 78 rue de Varenne. Elle essaye d’organiser une réunion entre Antelme et le ministre Bonnafous. Ce dernier semble d’accord, mais au dernier moment perd courage et refuse de recevoir Antelme.

Recevant le message BBC annonçant un parachutage pour la nuit, le comité se réunit, mais l’avion tourne en rond plusieurs kilomètres trop au nord. Après un échange de plusieurs messages radio télégraphiés, l’avion revient le 16 Par l’intermédiaire d’Henri Garry, Antelme prend contact avec Maurice Roland et M. Vassart, procureur de la République à Troyes.

Maurice Roland informe Antelme qu’à Bordeaux existe une organisation forte de 3000 hommes, impatiente de recevoir des armes et des fournitures. Antelme demande à Claude de Baissac d’entrer en contact à Bordeaux avec cette organisation, dirigée par André Grandclément, Ce contact aura des conséquences désastreuses. Antelme discute AVC  M. Panouillot de Vesly, inspecteur des finances, des plans de fourniture d’argent français pour les armées de libération alliées. Il discute également des plans de fourniture de nourriture aux armées avec Maurice Duthilleul, directeur adjoint du ravitaillement dans la Sarthe. Ces plans ne furent pas exécutés : Maurice Duthilleul sera arrêté et déporté en Allemagne, mais rentrera en juin 1945. Antelme est en contact aussi avec Édouard Herriot et avec Paul Reynaud. Au début du mois, il rencontre Édouard Herriot, âgé et en mauvais état de santé. Celui-ci se déclare favorable aux Alliés, mais ne souhaite pas avoir un rôle actif.

France Antelme revient à Londres en Lysander, avec Claude de Baissac.

Il est encore envoyé en mission le 20 mai 1943. il est porteur de messages de Winston Churchill aux anciens présidents du conseil Édouard Herriot et Paul Reynaud, les invitant à venir en Angleterre. 10, Downing Street,Whitehall, avril 1943

Monsieur le Président et cher ami,

On me dit qu’un de vos amis est sur le point de partir pour la France et doit vous voir au cours de sa visite. C’est pourquoi j’ai pensé opportun de vous adresser par son intermédiaire un message de salutation et de compassion, et de vous répéter personnellement la proposition qui vous a déjà été faite par d’autres canaux que vous devriez venir dans ce pays, si les moyens peuvent être trouvés pour vous échapper, de façon que vous preniez votre place parmi les chefs de la résistance française à l’extérieur de la France.

Je sais que par le passé vous avez soutenu que la meilleure façon pour vous d’aider la France était de rester avec votre propre peuple. J’admire le courage qui vous a mené à cette décision, et je réalise combien vous avez fait par votre exemple pour maintenir le moral de vos compatriotes. Aujourd’hui, cependant, alors que la résistance française et l’action dans la guerre semblent sur le point d’entrer dans une nouvelle phase avec l’union de tous les Français travaillant pour la défaite de l’ennemi commun, je crois que vous pourriez rendre un bien plus grand service à la France en plaçant votre prestige et votre expérience à la disposition des Nations Unies. C’est une tâche difficile que celle d’un homme d’état qui doit avoir la vision pour consolider les forces qui se battent pour la libération de la France, et personne n’est mieux placé que vous pour jouer un rôle dirigeant et pour en être l’élément civil indispensable. Ultra secret

Avec l’effondrement général du réseau Prosper-Physiciann

les arrestations mettent gravement en danger France Antelme ainsi que Jean Savy, dont le bureau est perquisitionné.

Antelme s’arrange pour échapper à la Gestapo pendant un mois.

Il retourne en Angleterre avec Savye par avion Lysander.

ll n’a pas réussi à rencontrer ni Édouard Herriot

ni Paul Reynaud. Il a cependant pu apprendre qu’ils aimeraient bien agir, mais qu’étant surveillés, ils n’en avaient pas la possibilité.

France Antelme, alors major, agit pendant sept mois comme conseiller auprès de la direction de la section F,

Il se  porte une fois de plus volontaire pour retourner en France, où il sera accueilli par un comité de réception du réseau Phono.

Sa mission consiste à la formation d’un nouveau réseau dans la région parisienne, d’un autre en Bretagne et de contrôler plusieurs réseaux de la  SOE.

Le 28 février, Antelme, ainsi que son opérateur radio, le Capitaine Lionel Lee, et son courrier Madeleine Damerment, décollent. Son nom de guerre est « Maurice » Ils sont parachutés dans un champ près du village de Sainville (Eure-et-Loir), à 50 km à l’est de Chartres. Probablement trahis, c’est la Gestapo qui les accueille.

Antelme est amené au quartier général de la Gestapo. Torturé, il refuse de parler. Le 12 septembre, France Antelme sera exécuté au camp de concentration de Gross-Rosen.

France Antelme a été décoré à titre posthume :

Officier de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) (militaire), 21 février 1946

Croix de Guerre (CG) avec Palme, chevalier de la Légion d’honneur (LH), 16 janvier 1946.

France Antelme est honoré aux monuments suivants :

* Mémorial de Valençay (Indre), comme étant l’un des 104 agents du SOE Section F morts pour la France.

* Brookwood Memorial, Surrey, Angleterre ; panneau 21 – colonne 3

Percy Mayer

Percy Mayer (1903-1985) fut un agent secret mauricien du Special Operations Executive, en 1941, comme chef de mission Todd à Madagascar, et en 1944, comme chef du réseau Fireman en France. Avant la guerre, il créa une compagnie aérienne, Madagascar Air Service.

Percy Mayer naît le 25 avril 1903 à Vacoas (île Maurice).

Il fait ses études au collège Royal de Curepipe, puis à Londres, où il est reçu ingénieur. Il rejoint ensuite sa famille à Madagascar, où son père a formé une maison de commerce, Edwin Mayer & Cie.

En 1934 Il obtient la nationalité française. Avec deux amis, il achète un petit Caudron 232. Il effectue son premier vol en solo le 25 août 1934. Breveté le 15 septembre 1934, il établit la première liaison postale Diégo-Vohémar.

1936. Il fonde une compagnie d’aviation, Madagascar Air Service le 16 août 1936.

1937. Lors d’un séjour en France, il prend part à un rallye aérien ouvert à tous les colons français et remporte le premier prix. Il obtient à cette époque un brevet lui permettant de piloter des avions commerciaux multiplaces.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il prend contact avec E.C. Twining, chargé d’une mission secrète à Madagascar..

En mars 1941, après un court séjour d’entraînement dans les services du SOE, il repart pour Madagascar sur un petit yacht qui lui permet de débarquer au sud de l’île, muni de deux postes émetteurs, dont l’un est installé dans le grenier de sa maison à Tananarive. Devenu chef de mission, il transmet des renseignements aux autorités militaires en Afrique du Sud, relayé par sa femme. IL aura des problèmes savc le régime de Vichy et sera m^me condamné par contumace.

En 1942, après avoir transmis des renseignements sur les ports, les mouvements maritimes, les ponts et les communications, il va sur le terrain et coupe lui-même les fils téléphoniques entre la baie du Courrier pour que l’annonce du débarquement allié ne soit connu que le plus tard possible., il est trahi par un autre prisonnier et arrêté pendant qi’il détruisait détruire des papiers compromettants.

Il passe en jugement et est condamné à mort.

Il est délivré par un détachement britannique qui l’amène en Afrique du Sud.  Pendant son absence, sa femme continue ses transmissions radio. Après la prise de Madagascar, il part pour l’Afrique du Sud, avec sa famille. Il reprend sa nationalité britannique et se rend en Angleterre.

En 1945 il devient major et est il est parachuté le  dans la région de Limoges. Il prend contact avec les chefs de la Résistance. Il fait parachuter des armes et renforce ces groupes par un entraînement approprié. Il parcourt la région à bicyclette, sous divers déguisements, et transmet aux alliés des indications sur les zones favorables aux parachutages.

Au débarquement, il prend le commandement de toutes les unités FFI dans la partie nord de la Creuse. Quand les Allemands commencent à se retirer de la zone de Châteauroux, plusieurs unités FFI du sud de la Creuse passent sous ses ordres.

Après la libération de la France, il est envoyé en Indochine comme officier de liaison entre les forces britanniques et françaises.

Percy Mayer a reçu les distinctions suivantes :

Officier de l’Ordre de l’empire britannique (OBE), 1943 ; Military Cross (MC), 1944.                                                                                                                   Croix de guerre 1939-1945, 1945.

Amédée Maingard a été une des agents féminins de la Special Operation Executives, créé par Winston Churchill.

Joseph Paturau.

Joseph Paturau est né le 23 avril 1916 à Saint-Pierre à l’Ile Maurice. Son père était ingénieur. Il fait ses études primaires et secondaires à l’Ile Maurice avant de les poursuivre en Angleterre où il prépare un diplôme d’ingénieur à l’université de Londres. Il y obtient également une licence en 1939.

La même année, au moment de la déclaration de guerre à l’Allemagne, il est mobilisé comme élève officier de réserve dans l’aviation. Il est affecté à la base aérienne de Bordeaux-Mérignac.

Dès sa démobilisation au lendemain de l’armistice, il cherche à rejoindre par tous les moyens les Forces françaises libres en Grande-Bretagne. Après s’être évadé de France via l’Algérie, il atteint le Maroc espagnol où il est interné.

Parvenant à s’évader, il passe en Espagne où il est à nouveau arrêté.

Ayant tenté avec succès une évasion dangereuse, il réussit enfin, le 13 avril 1941, à gagner l’Angleterre en passant par Gibraltar. Immédiatement, il s’engage dans les FFL et est affecté aux Forces aériennes françaises libres comme navigateur du Groupe réservé de bombardement n° 1 (GRB 1) en Syrie.

A partir du mois d’octobre 1941, son unité devient le Groupe de Bombardement “Lorraine”, avec lequel il prend part à la campagne de Libye. Il effectue 36 missions de guerre sur Blenheim qui lui valent d’obtenir sa première citation pour avoir obtenu des coups directs sur un aérodrome ennemi. Il mène ensuite avec son unité de nombreuses missions de surveillance des côtes de Méditerranée en Syrie.

Début 1943 il regagne la Grande-Bretagne avec le “Lorraine” afin de participer aux opérations sur le front occidental sur bombardier Boston. Le lieutenant Paturau, navigateur et chef de formation, se distingue particulièrement le 3 octobre 1943, lorsqu’il conduit son groupe en vol rasant avec une précision remarquable sur le transformateur de Chevilly-Larue près de Paris.

Le 22 octobre 1943, il est blessé en vol au-dessus de l’objectif ennemi pendant une opération à basse altitude. En 1944, il poursuit les opérations notamment contre les bases de lancement de V1.

A la fin des hostilités, Joseph Paturau totalise 76 missions de guerre dont 6 missions en vol rasant représentant au total 210 heures de vol de guerre.

D’avril 1945 au mois d’avril 1946, il est l’adjoint de l’attaché militaire Air à Londres.

Démobilisé, il retourne à l’Ile Maurice où, de 1947 à 1962 il est PDG des Forges Tardieu à Port-Louis. Il siège également à la Chambre d’Agriculture.

D’octobre 1962 à juillet 1966, Joseph Paturau est ministre de l’Industrie et du Commerce du gouvernement de l’Ile Maurice.

Il est également président et directeur du “Joint Economic Comittee”, c’est-à-dire du Bureau de Coordination économique du secteur privé à Port-Louis. Il a été  président de la MSIRI et était un ami ami de Robert Antoine. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer cet homme simple et affable avec ma femme Denise, lors de réceptions chez Antoine.

Joseph Paturau est décédé le 26 juin 1996 dans son village natal de Saint-Pierre où il est inhumé.

Joseph Maurice Paturau a écrit le livre » Agents mauriciens en France 1940-1945, s.d. (1994 ou 1995) »,

Mauriciennes, agents secrets

Comme les hommes des Mauriciennes ont eu des emplois variés dans les bureaux de l’armée anglaise pendant la Deuxième Guerre mondiale. D’autres sont devenus des agents secrets et sont envoyés sur le terrain en faisant face au danger. Certaines d’entre elles furent envoyées sur le front et parfois même  derrière lignes ennemies allemandes.

Lise de Baissac, a été la première des agents de la SOE à avoir été parachutée en France occupée

Alix d’Unienville a été  parachutée en France en 1944.

Née à Maurice en 1905, Lise de Baisac va à Paris à 14 ans. Le frère aîné de Lise, Jean, s’engage dans l’armée anglaise et part avec l’armée en  Afrique du Nord.  Lise et son autre frère, Claude, se rendent en Grande-Bretagne Lise est engagée dans la section féminine de la SOE et commence un long entraînement pour être parachutée comme agent en France.

Lise  est parachutée en France septembre 1942.

Elle s’installe à Poitiers sous l’identité d’une veuve venant de Paris et organise un réseau pour fournir des renseignements à Londres et organiser les parachutages d’hommes et d’armes destinés aux résistants français. Elle sera de nouveau parachutée en France en avril 1944 pour réactiver un réseau de résistance dans la région de Toulouse avant d’aller rejoindre son frère Claude.

Elle sera décorée «  Order of the British Empire »

Alix d’Unienville. Née en 1919 à Maurice, elle quitte son pays our la France à l’âge de sept ans. Sa famille quitte la France pour Londres en 1940, où son frère va s’engager dans les forces françaises libres du général Charles de Gaulle. Elle est engagée comme secrétaire au quartier général du bureau du général de Gaulle à Londres et se spécialise rapidement dans la production de tracts de propagande destinés à être répandus en France occupée. En 1943, Alix d’Unienville est engagée dans la SOE Elle est parachutée en France en compagnie d’un jeune agent secret dans le Loir et Cher le 31 mars 1944 avec des containers et une valise contenant 40 millions de francs. Dans la capitale française, elle est attachée au responsable du délégué de De Gaulle contrôlant la zone nord de la France. Le lieutenant Alix d’Unienville est chargé d’organiser des transmissions de radio. Elle travaille en étroite collaboration avec la résistance française sous le nom de code de Myrtille. Après avoir accompli plusieurs missions consistant à recevoir des renseignements d’agents de la résistance et à les transmettre par radio à Londres, elle est arrêtée le jour du débarquement en Normandie. Emprisonnée et interrogée par les Allemands et va leur donner de faux renseignements. Enfermée à la prison de Fresnes, d’où elle essaie plusieurs fois de s’enfuir sans succès, elle feint la folie avant d’être enfermée à l’hôpital psychiatrique de Ste Anne. Elle parvient à s’enfuir lors d’un transfert de prisonniers en direction des camps de prisonniers en Allemagne. Recueillie par des villageois, elle parvient à se cacher alors que les armées alliées progressent en France. Elle se retrouve à la libération, à Paris. Alix D’Unienville sera faite MBE et recevra la légion d’honneur.

Devenue hôtesse de l’air après la guerre, elle écrira un livre 1949.

Sylvie de Kersaint Seal

Sylvie de Kersaint Seal, engagée volontaire

a été une des premières Mauriciennes à être nommée sergent dans la police coloniale mauricienne, avant de s’engager comme volontaire dans l’armée britannique en 1945.

Née à Vacoas, Sylvie de Kersaint Giraudeau va au Couvent de Lorette de Curepipe avant de commencer à enseigner à celui de Vacoas

Elle est  affectée au département de l’Information où je travaillais dans la section chargée de décoder les messages en morse des navires de l’armée japonaise croisant dans l’océan Indien, grâce à un code des Américains. En 1944 elle est volontaire pour faire partie des éléments féminins de l’armée britannique au sein de la Mauritius Women Volonteers Corps. Les éléments de cette compagnie avaient des uniformes kaki et une plume rouge sur le chapeau. A Maurice, On les appelait des Sapsiwaye.

Je n’avais pas encore 17 ans alors, mais je me souviens bien de nos Sapsiwayes dans les gares. Il a été rapporté que ces femmes hardies mauriciennes  qui sont partis pour Port Said, le jour de la capitulation du Japon avaient trouvé cette blague  « C’est parce que les Japonais ont la frousse des Mauriciennes qui viennent de s’embarquer qu’ils ont décidé de se rendre.”

Plusieurs  Mauriciens se trouvant en Europe au début de la guerre eurent vite l’occasion de se distinguer. Certains comme feu Sir Maurice Paturau et Sir Maurice Rault s’engagèrent dans la R.A.F et participèrent à la bataille d’Angleterre. Des Mauriciennes qui participèrent à l’effort de guerre dans les administrations et que d’autres se portèrent volontaires pour aller sur le front.
Le 2 juin 1940, le capitaine Gustave Souchon  est tué dans la bataille des Flandres.

C’est le premier Mauricien qui serait tombé sur le front européen dans la Deuxième Guerre mondiale qui opposait les forces alliées à l’Allemagne nazie Le capitaine Souchon avait 43 ans. Au début de la Première Guerre mondiale (1914-1918) à l’âge de 17 ans, il s’engagea dans les troupes anglaises, fit toute la campagne de France, sans être blessé et eut une brillante conduite. Le m$me  même mois le lieutenant George Latter a été tué en action.

Les Mauriciens de couleur pendant la guerre.

A Maurice, pendant la dernière guerre, il existait une ségrégationniste raciste.

Les Noirs  et métis étaient  considérés inférieure aux Blancs.

Souvent ce sont des pionniers, des travailleurs manuels qui szrvent dans la reconstruction se ponts et d’autres bâtiments essentiels. Peu de noirs sont au combat actif.

La plupart des soldats mauriciens engagés dans les forces armées britanniques étaient de la 8e Armée avec le Général Montgomery en Afrique et au  Moyen-Orient. Des soldats furent réquisitionnés avec leur accord  après la guerre pour maintenir l’ordre.

Maurice et Rodrigue avaient par ailleurs peu de chance d’être attaquée par les Japonais. Néanmoins, les Britanniques maintinrent une présence militaire sur l’île aux Aigrettes, et quelques Mauriciens faisaient partie de la Home Guard.

Cette unité était dispersée dan le pays. Les volontaires avaient l’uniforme militaire  commune et HG écrit en jaune au niveau de l’épaule. Les clubs et les entreprises sucrières avaient des unités séparées. J’ai fait partie de la Royal College Home Guard Uuit jusqu’a la fin de la guerre et nous avons même paradé pour les fêtes de la victoire au Champ de Mars.. Je me souviens que nous avons participé à des concours de tir à Candos entre unités. Nous avions le fusil militaire Lee Enfield, qui semblait lourd pour les étudiants de notre âge. Notre chef étit le lieutenant Reginald Vaughan le célèbre botaniste quia veaucoup fait pour la flore de maurice. Le sergent Arthur Steel nous enseignait le métier de soldat.

Les pionniers.

Les soldats Mauriciens appelés  pionniers, devaient  remettre en état l’Égypte, la Libye et l’Italie, après les batailles. Ils n’ont pas toujours été bien traités par les militaires racistes anglais.

Un  contingent de soldats mauriciens à Madagascar avait pris part à une véritable mutinerie  Le  colonel Yates a été le responsable selon les mauriciens.

Le Brigadier Cox, de l’armée britannique basé à Derna, en Libye témoigne devant une délégation mauricienne composée des députés Edgar Millien, Harilall Vaghjee et Raymond Rault.

Selon le Brigadier Cox, le 24 décembre 1950, trois Mauriciens avaient été arrêtes parce qu’ils s’étaient enivrés. Selon Cox, ces trois Mauriciens avaient demandé à ce qu’ils soient relaxés le jour de Noel. Le commandant de leur compagnie, la 2969 e, a refusé.

Le matin de Noël de 1950, il décide de visiter ses troupes. Cette visite déclencha une bagarre. Le Brigadier Cox déclara que  la bagarre était ” inspirée par des meneurs mauriciens Les meneurs furent soutenus par plusieurs hommes en état d’ivresse. Le commandant fit venir une vingtaine de sapeurs de génie pour rétablir l’ordre. On compta une vingtaine de blessés. Quelques hommes furent arrêtés.

Le 26 Décembre la tension remonta entre soldats mauriciens et britanniques. Le commandant général du camp était, cette fois, absent La Royal Engineer Party débarqua sans instructions sur les lieux, de la façon à procéder pour mater les bagarreurs. La Royal Engineer, Leur arrivée enflamma davantage les choses. Un soldat mauricien déchargea définitivement son arme dans la mêlée et un anglais en fit de même. Un anglais et un mauricien furent gravement blessés.

Le Brigadier Cox donna à la délégation d’Edgar Millien plusieurs  raisons qui, à son avis, pouvaient avoir motivé le comportement des soldats mauriciens:

- les troubles avaient été planifiés par des meneurs de mauvais caractères qui se sont attaqués à de jeunes officiers anglais

– l’alcool que les soldats mauriciens avaient consommé était aussi pour quelque chose

– le group commander avait fait le mauvais choix de maintenir dans l’armée des fortes têtes.

– l’arrestation des trois soldats Mauriciens à la veille de Noël avait été mal perçue

– il y avait mécontentement au sujet des salaires. Depuis plus de dix-neuf mois des négociations se déroulaient trop lentement.

- les soldats mauriciens se plaignaient de manque de terrains de sports.

Dans son rapport, déposé devant le Conseil législatif, en août 1951, la délégation Millien, Vaghjee et Rault arriva aux conclusions suivantes:

1. il est impossible de croire que des troubles aussi sérieux comme ceux du camp militaire de Derna aient pu être causés uniquement pour les raisons données par Cox. Il doit y avoir eu un très long contentieux qui a débouché sur une explosion de colère

2. le débarquement de la force d’interposition de la Royal Engineer avait été interprété par les Mauriciens comme une tentative de les abattre tous. Le raid des Mauriciens sur l’armurerie du camp afin de se procurer des armes a été considéré par les responsables de l’armée britannique comme un acte de mutinerie alors que les Mauriciens se sentaient eux en légitime défense.

3. Une des raisons des émeutes était que leur salaire étant trop bas,

Les conclusions de la délégation mauricienne

La délégation mauricienne exigea de l’armée britannique des détails concernant les sentences infligées à huit soldats Mauriciens sous la charge de mutinerie. De telles sentences étaient démesurées eu égard aux soi- disants délits reprochés,

L’armée  britannique ne put donner aucune explication pourquoi les huit soldats mauriciens accusés avaient décliné une offre d’aide légale qui leur avait été faite pour leurs défenses. Étrangement, ils avaient tous consigné une déclaration écrite rejetant cette offre…

Il existait de l’antagonisme entre les soldats britanniques et les Mauriciens à Derna.

Pour la délégation des parlementaires mauriciens, les huit soldats mauriciens condamnés avaient seulement été “victimes de l’incompétence ou, L’obligation faite aux seuls soldats mauriciens d’assurer la corvée de la le jour de Noel  fut une des raisons de leur soulèvement.

La mutinerie de  Diego Suarez, Madagascar.

Une mutinerie a eu lieu à Diégo Suarez, à Madagascar, en décembre 1943.

Emmanuel Flore, un habitant de Highlands a donné sa version aux journalistes et réclame une une réhabilitation de ceux qui ont été condamnés.

Emmanuel Flore était parmi les 26 sous-officiers et soldats mauriciens condamnés à Diégo Suarez. IL était soldat du  Mauritius Jimmy Yates. Selon la version d’Emmanuel Flore, “c’était pour se protéger contre toute mesure disciplinaire pour graves erreurs de commandement que Yates “.

L’enfer d’Orangea.

“L’aîné d’une famille de six enfants, j’avais 18 ans à l’époque. Après mes études secondaires, j’ai enseigné dans une école primaire, mais mon ambition était d’entrer à la Royal Air Force (RAF) et je m’y étais préparé en étudiant le morse. Toutefois, je ne pus réaliser ce rêve parce que j’avais été recalé à l’examen médical. Peu après, le 14 décembre 1942, du fait de ma formation académique, je fus intégré dans la Mauritius Territorial Force (MTF) au rang de Lance Corporal”.

“Le colonel Yates qui en était le commandant transforma cette force en Mauritius Regiment. C’est ainsi que le 17 décembre 1943, le régiment se retrouva à bord d’un navire, en route pour une destination inconnue. Après trois jours de mer dans des conditions effroyables, mal nourris, épuisés, nous débarquions à Diégo Suarez, à Madagascar. Nous reçûmes l’ordre de nous mettre en marche avec tout notre équipement militaire sur le dos, fusil et munitions compris. Nous nous dirigeâmes vers Orangea, dans le nord de Diégo Suarez. C’était 25 kilomètres qu’il fallait battre à pied, car, nous avait-on dit, il n’y avait pas de camions. Mais, deux kilomètres plus loin, nous vîmes une trentaine de camions garés qui nous attendaient.”

Le colonel Yates avait décidé que ses hommes devrauient couvrir le parcours à pied..

Selon l’ancien Lance Corporal, “la chaleur était torride et les hommes s’écroulaient sur la route au fil du parcours. Ce n’était que lorsqu’ils gisaient à terre qu’un camion les ramassait. La troupe de soldats mauriciens perdit toute cohésion et rejoignit son camp à Orangea dans le désordre le plus complet, soit en petites bandes de soldats errants. Mais, c’est à Orangea que le Mauritius Regiment allait connaître l’enfer !”

“Le colonel Yates fut introuvable ce soir-là, mais ayant perdu le contrôle de sa troupe,. Les Mauriciens, novices et ignorant tout des règlements militaires et même le sens du mot mutinerie, se crurent libres d’agir selon leurs désirs. Un groupe de soldats, dont je faisais moi-même partie, s’en alla se promener sur la plage ne sachant même pas, à ce moment précis, que nous n’en n’avions pas le droit. “Un raffinement barbaresque”

L’aventure de Diégo Suarez se termina fort mal pour les soldats mauriciens: “Nous étions environ 300 sur la plage lorsque des huttes dans lesquelles nous étions censés dormir prirent feu l’une après l’autre. Nous avions évité d’y entrer après qu’une rumeur se fut répandue qu’un de nos camarades avait été mordu par un serpent. Mais nous n’avions jamais su qui y avait mis le feu. L’État-major de l’armée britannique ordonna aux soldats de la KAR de nous encercler et de nous désarmer…”

“Les gradés du groupe, y compris le sergent Harold Walter et moi, nous fûmes arrêtés et traduits en cour martiale sous, entre autres charges, celle d’”incitation de soldats de sa Majesté à la mutinerie”. Un officier mauricien, assura de son mieux notre défense LE 18 janvier 1944, le tyran colonel Yates lut la sentence.

Les sergents Harold Walter, Lebreux et Guildharry, défendus par le capitaine avocat André Nairac et le capitaine Saville, furent acquittés. Parmi nous – un groupe de 26 sous-officiers et soldats -, deux furent condamnés à mort (condamnation commuée à 15 ans d’emprisonnement). Et les 24 restants, dont moi, nous écopions de 7 à 15 ans de prison”.

Les soldats condamnés furent transférés à Maurice pour être incarcérés à la prison de la rue Maillard, à Port-Louis, puis à celle de Beau Bassin. Le chef officier des prisons, un Irlandais, voulut les humilier jusqu’à les faire marcher pieds nus. Après deux années de cauchemar, tous furent libérés suite à une intervention du député-journaliste Raoul Rivet, se souvient Emmanuel Flore. Mais, ils durent, au bout de trois ans, faire de la prison civile !

Richard Cathan a donné une version semblable dans ses mémoires de la Seconde Guerre mondiale.

Richard Cathan, alors Cadet Officer du Mauritius Regiment, confirme que ce n’était que lorsque les soldats mauriciens étaient en mer que le lieutenant colonel Yates annonça aux officiers que “vous allez maintenant avoir” la chance “de planter vos baïonnettes dans le ventre des Japonais !”. lE Mauritius Regiment, Diégo-Suarez n’était qu’une étape parce que le commandement est-africain de l’armée britannique avait initialement décidé d’envoyer les soldats mauriciens se battre contre les Japonais dans les jungles de Birmanie… Les Anglais avaient caché délibérément leur intention. alors que nous étions déjà en mer, en route pour Diégo Suarez; nous y allions en fait pour rejoindre la 27e Brigade du Commandement est africain qui avait eu pour mission d’aller se battre en Birmanie.

Richard Cathan comme Emmanuel Flore réclament la  réhabilitation.

La version anglaise d’indiscipline et d’ivrognerie chez les soldats mauriciens laisse toutefois, un doure dans l’esprit d’un observateur impartial. Les mauriciens n’avaient certes pas la discipline requise pour être soldats de sa Majesté.

Le soldat typique doit d’abord obéir. Il doit se rendre ou on lui commande.

D’ailleurs si Harold Walter un témoin oculaire qui a été acquitté, un homme de sa trempe qui devait devenir Sir Harold Walter ; minisrte de Maurice a passé sous silence cet épisode  dont probablement il était peu fier.

Ce qui s’est vraiment passé à Diego Suarez ne sera pas éclairci de sitôt. Nous ne pouvons certes pas condamner nos compatriotes, mais nous ne pouvons souligner que l’attitude de soldats en état d’ivresse à la veille de Noel était préjudiciable au pays tout comme à l’armée britannique auquel ils appartenaient.

La dispersion volontaire des soldats mauriciens vers le bord de mer nous parait un peu naïf.

Qui est responsable de l’irresponsabilité navrante de ces jeunes gens ?

Le sergent Harold Walter était un  habile avocat . Il n’est pas revenu sur le sujet pour défendre les prisonniers.

C’est lui qui disait qui disait souvent ‘Old soldiers never die’.

Se vantant, comme il en avait l’habitude, il disait aussi  “if you do not blow your own trumpet nobody will do it for you !”.

Il est étonnant qu’une fois Walter au pouvoir comme ministre, Flore et Cathan se sont apparemment abstenus de demander à Sir Harold comme il se faisait appeler avec ostentation, de mentionner cette affaire à ses collègues ministres.

Les mutineries. Réactions gouvernementales mauriciennes.

En  août 1951, le rapport d’ d’Edgar Millien, Harilall Vaghjee et Raymond Rault sur la situation des soldats et pionniers mauriciens postés sur le front du Moyen-Orient (est déposée. .

La délégation menée avait été menée par Millien en vertu de la décision des parlementaires mauriciens qui siégeaient alors au Conseil législatif. Ceux-ci voulaient prouver le mauvais traitement que recevaient les soldats mauriciens dans l’armée britannique.

Une motion de Jules Koenig, alors encore leader du Ralliement mauricien fut votée au Conseil réduisant, le vendredi 23 juin 1950 pour déduire symboliquement, par 50 000 roupies le budget que la petite colonie britannique de l’île Maurice contribuait à sa métropole, l’Angleterre, dans sa guerre contre les forces allemandes.

Ses députés  travaillistes dont Guy Forget, Raymond Rault, Renganaden Seeneevassen, et Seewoosagur Ramgoolam, soutinrent Jules Koenig, tant le traitement accordé par la Grande-Bretagne aux soldats et pionniers mauriciens. Ce traitement fut qualifié de “Crying shame” par Koenig au Conseil législatif.

Discriminations.

La piste de danse du Britannia Club (où se rencontrent tous les soldats de sa Majesté) esrt interdite aux Mauriciens servant en Égypte.

Ils n’ont pas la permission de passer leurs jours libres à visiter le Caire alors que les soldats britanniques bénéficient eux de toutes les facilités pour le faire.

Les soldats britanniques jouissent même de tarifs réduits en autobus de luxe pour se rendre dans la capitale égyptienne.

Les Mauriciens peuvent être appréhendés et retenus par les Britanniques pour tout écart de conduite. “Cela est naturel pour que règne la discipline dans une armée”, fit remarquer Daily Liese. Mais, aucun Mauricien, membre de la Chief Military Police, que soit son rang, n’est-il pas autorisé à arrêter un soldat britannique, alors qu’il est inconcevable qu’un simple soldat de la Royal Air Force puisse arrêter un soldat mauricien.

Le quartier général du Moyen-Orient a-t-il décidé que, dorénavant, les soldats mauriciens n’obtiendront pas de prothèse dentaire.

L’accès à l’église catholique de l’armée à El-Ballah a été interdit aux soldats mauriciens pour la veillée de Noël 1949, alors que ce sont des Mauriciens qui ont, eux-mêmes, remis en état cette église.

Le vendredi 23 juin 1950, Jules Koenig, demande que le budget militaire soit réduit de Rs 100 000. Pendant une heure, Koenig défend la cause des pionniers et des soldats mauriciens avec chaleur et passion. Il cite des chiffres pour prouver que les soldats mauriciens sont mal payés par rapport aux soldats métropolitains. Koenig reçoit des félicitations de l’opposition.  Raymond Rault, lui-même ancien parachutiste qui fit partie des forces alliés qui libérèrent Copenhague.

Le député Guy Forget (Travailliste) apès avoir pris connaissance d’un rapport officiel du War Office britannique sur les efforts de guerre des armées britanniques lors de la guerre 1914-1918 t qu’il considère insultant à l’égard de ceux qui représentent 98% de la population mauricienne: “In Mauritius, all whites volunteered, the blacks and coloured being unsuitable for figthing purposes”. “Qui avait intérêt à si mal renseigner le War Office sur la non- participation des hommes de couleur mauriciens sur l’effort de guerre de 14-18 ?” se demanda Guy Forget.. Le seul combattant mauricien de cette guerre tombés en action durant la guerre 14 -18 et qui possède la plus haute décoration de guerre est d’ailleurs M. Baillache, un homme de couleur” Il évoque le sort fait aux soldats mauriciens à Madagascar et dit que ceux-ci se sont révoltés parce qu’ils souffraient dans leur dignité.

Ce vendredi 23 juin 1950, les députés mauriciens feront entendre leurs voix dans le procès contre le racisme dans les armées britanniques. Raoul Rivet, député de Plaines Wilhems/Rivière-Noire, rappelle à Guy Forget que “c’est bien moi qui, bien avant d’être député, a flétri le rapport du War Office dès 1932″. Ainsi, tout en votant la motion de Koenig, Raoul Rivet déclara l’avoir fait “avec regret parce que la colonie mauricienne doit être reconnaissante envers la métropole britannique de la façon dont elle assure sa sécurité”. Mais, précise Raoul Rivet, “voter la réduction du budget militaire était la meilleure façon d’attirer l’attention de l’Angleterre sur les conditions de vie déplorables de pionniers mauriciens”. Edgar Millien s’insurge que des cadets mauriciens s’étaient vus traités de “Bloody Mauritians” par leurs officiers anglais. Pour Edgar Millien, “les jeunes soldats mauriciens instruits qui servent l’armée britannique touchaient moins que les soldats anglais et, plutôt que de voir les Mauriciens subir telle ignominie, il était préférable de les voir mourir de faim”. Le député Sookdeo Bissoondoyal (Independant Forward Block) seconda la motion de Jules Koenig et Renganaden Seeneevassen (travailliste) parla de la discrimination raciale comme d’une maladie qui affectait tout l’empire britannique !

Le député franco mauricien Sauzier, très gêné par les débats pour avoir lui-même servi pendant sept ans comme officier dans l’armée britannique, suggéra une position nuancée afin que “la Métropole ne puisse pas dire que l’île Maurice a réduit ses dépenses militaires, mais, qui soit bien entendu que nous protestons contre la solde que reçoivent nos pionniers”. Il contre proposa un amendement pour que les dépenses militaires soient réduites de Rs 500 seulement. Selon Sauzier, “ce n’était pas du préjugé de couleur, et du préjugé de couleur surtout que les Mauriciens servant dans l’armée britannique ont à se plaindre. C’est de la discrimination générale entre les officiers et les soldats métropolitains et les officiers et les soldats des territoires britanniques d’outre-mer, particulièrement les troupes coloniales !”.

L’amendement Sauzier fut repoussé par 17 voix contre 10 et 3 abstentions (ceux de trois officiels). Votèrent pour la réduction à Rs 500 : MM. Maigrot, Edgar Millien, Sauzier, Harel, Mme de Chazal, Jean At-Chuen, de Chazal, M. Gellé, M. Nairac et Maurice Curé.

Votèrent contre l’amendement : H. Vaghjee, Guy Rozemont, Jay Narain Roy, Emilienne Rochecouste, MM. Rault, Forget, Emile, Bissoondoyal, Beejadhur, Beeedaysee, S et R. Balgobin, R. Seeneevassen, J. Koenig, Raoul Rivet et Seewoosagur Ramgoolam.

La motion de Jules Koenig fut adoptée sans scrutin après que la réduction symbolique du budget militaire eut été ramenée de Rs 100 000 à Rs 50 000 selon le voeu de son auteur. L’Angleterre reçut ce jour-là un message très fort de sa colonie mauricienne et, la mise au point qu’elle fit publier, le 5 août suivant, sous la plume du P.R. O de son armée, le colonel J.F. Caroll, s’efforça de rassurer que… “there is no racial prejudice or discrimination but a very high appreciation of the service of Mauritian Forces in the Middle East”.

La guerre en mer et le Mauritius.

Des mauriciens employés comme marins ont servi dans les marines marchandes et de guerre. Quelques mauriciens ont participé sous le commandement de la Royal Navy britannique.

Le HMS Mauritius  Mauritius, se trouvait près de Naples et eu un rôle important à jouer dans les batailles finales engagées en mer Méditerranée…

En  mars 1944, le H.M.S Mauritius aida à établir une tête de pont sur la plage d’Anziodans le nord de Naples. Le H.M. S Mauritius retourna en Angleterre en avril 1944 pour joindre les forces maritimes l’invasion de la France occupée. Et a participant au débarquement sur Omaha Beach (Normandie). La tâche assignée au croiseur lors de cette opération fut de réduire au silence les batteries allemandes installées dans la zone militarisée du Havre. débarquement.

Au cours du mois d’août 1944, le H.M. S Mauritius En  compagnie de deux destroyers le H.M.S Mauritius pénetra jusque dans leur port d’attache même pour leur livrer combat. La chasse aux Allemands dura toute la journée et l’affrontement toute une nuit.

Les mauriciens dans l’ aviation et la Royal Air Force.

Des Mauriciens se trouvant en Europe au début de la guerre eurent vite l’occasion de se distinguer. Certains comme feu Sir Maurice Paturau et Sir Maurice Rault s’engagèrent dans la R.A.F et participèrent à la bataille d’Angleterre. Maurice Rault étéit parachutiste et aété actif dans la libérarion de Copengague au Denmark.

Les pilotes et navigateurs mauriciens.

Des jeunes mauriciens ayant obtenu la School Certificate de Cambridge ont été des volontaires pour s’entraîner comme pilote. Gérard Ythier, fils du docteur René Ythier, Claude et Serge Terrière, fils de Marcel Terrière de Beau Bassin, Bécherel et bien d’autres. J’avais fais aussi une demande qui a été refusé car je n’avais pas encore 17 ans.

Claude Terrière et Gérard Ythier ont été abattus sur l’Allemagne nazie. Ils avaient été entraînés au Canada pour devenir pilotes.

Le Plan d’entraînement des aviateurs du Commonwealth britannique. Le plan Canadien de 1939 stipule que le programme d’entraînement sera similaire à celui de la RAF. Il y aura trois écoles préparatoires d’aviation (Initial Training School), treize écoles de pilotage élémentaire (Elementary Flying Training School), seize écoles de pilotage militaire (Service Flying Training School), dix écoles d’observation aérienne (Air Observer School), dix écoles de bombardiers et mitrailleurs (Bombing and Gunnery School), deux écoles de navigation aérienne (Air Navigation School), quatre écoles de radiotélégraphie (Wireless School).

L’accord prévoyait la formation de 544 pilotes, 340 navigateurs et 580 radiotélégraphistes mitrailleurs. Le Canada ,l a Nouvelle-Zélande, d ‘autres pays du Comlmonwalth comme Maurice ont donc envoyé des étudiants. Il y avait aussi des français de la France Libre de De Gaulle.

Les pilotes, navigateurs et  radiotélégraphistes ont été utilisés les escadrons de l’effectif de guerre britannique, décimée pendant la bataille d’ Angleterre.

Nos pilotes et navigateurs ont été vité employés dans la Royal Air Force pour effectuer des opérations aériennes dangereuses.

En 1940, seule contre l’envahisseur nazi, l’Angleterre compte sur la Royal Air Force.

La guerre aérienne intensive que mènent les Alliés contre coûte très cher en vies humaines et en matériel. En 1944, la RAF prend le dessus sur la Luftwaffe.  Moins d’aviateurs sont tués ou blessés au cours des sorties aériennes.

Tombes de pilotes du Commonwealth.

Durant la guerre, les corps des aviateurs alliés étaient bien souvent enterrés directement par les habitants dans les cimetières communaux des points de chutes des avions. Ces enterrements locaux se faisaient toujours sous le regard des soldats allemands. Cela était souvent perçu comme un acte de sympathie envers les Américains ou les Anglais.

Il arrivait parfois que ces inhumations soient sommairement réalisées dans les petits cimetières communaux par les soldats allemands.

Après la guerre, les parents des pilotes morts  des pays du Commonwealth : Canadiens, Australiens, Afrique du Sud, Mauriciens choisirent de ne pas déplacer les corps de leurs soldats et de les laisser dans les cimetières communaux où ils furent enterrés dans un premier temps. Aujourd’hui encore, ces corps se trouvent toujours dans quelques cimetières du département. L’entrée de ces cimetière porte la mention “Tombes du Commonwealth”.

Sgr Claude Terriere, a été été le navigateur du Lancaster NF936, de 101 (Special Duties) squadron perdu 4 /11/44, pendant un raid sur Bochum dans la région industriel du Ruhr. Il avait 19 ans et était un des plus jeunes des navigateurs du  Bomber command  anglais. Les autres membres de l’avion étaient au nombre de huit: le pilote, Flight Officer Thomas John Edwards,  nolléTaffy, 23, de Abertridwr, Caerphilly et Sgt P J J Byrne, (Air Bomber) Flight Sergeant Sautelle, Claude Bertram ,  Sergeant (Flight Engineer) Kenneth Hopkin Williams, 29, de Porthcawl

La tombe de Claude se trouve au Reichswald Forest War Cemetery

Kleve,parcel 28.B.1

Nordrhein-Westfalen, Allemagne

 C’est par un irlandais Alasdair Halleron, qui s’est intéressé à trouver des renseignements sur son grand père Byrne. Patrick Joseph John Byrne,

Flight Sergeant (Nav), 101 Sqn.

1521794, RAF Vol. Res.

Aircraft SR-F, NF936

mort  le 4/11/44  agé  de 31 ans

 Byrne s’entendait très bien avec les les autres membres de l’avion et ils étaient très liés pendant les 9 mois précédent la perte du Lancaster. Clade était son favori.

Bomber  Harris, le chef su  Bomber Command, avait comme mission de bombarder les villes allemandes pour les démoraliser  et les faire abdiquer C’est attaquent eurent lieu la nuit.  Les allemands avaient une forte défense aérienne et les pertes britanniques ont été considérables.  Plus de 50000 aviateurs  du Bomber Command aurait péri, surtout entre  1944 et 1945. Le Lancaster étant un grand avion  et avait peu de chances de s’infiltrer sans encombre s’il y avait des tirs antiaériens en succession rapide  Le bombardement des villes allemandes qui ont mené à très haute pertes civiles a été dans le passé le sujet de grandes controverses. On ne doit cependant pas oublier que les allemands étaient sur la voie de produire des fusées sans pilote et des armes de destruction massive dont  la bombe atomique. En face de nazis ayant démontré des méthodes non conventionnelles et civilisées de faire la guerre, on est justifié de penser que ces attaques étaient raisonnables. C’était d’ailleurs la guerre  totale.

Sur Dresden où les bombardements ont détruit la ville, il y a eu des grosses pertes civiles.. 769 Lancasters, ont pris part à ce raid.

La reddition de l’Allemagne ne devait se produire que deux mois plus tard

A la fin de la guerre, les Lancasters vont larguer des vivres pour aider la population.

Onze croix de Victoria  ont été attribuées aux Britanniques et aux forces aériennes du Commonwealth des équipages de Lancaster.

Le radar.

Le recrutement de « techniciens radio » par l’ARC pour « service outre-mer » commence en avril 1941 et, en juin 1941, l’instruction de préparation des stagiaires à la radio débute au Canada.

Un de mes amis, John Pablot qui a vécu en Angleterre pendant la guerre et a épousé une anglaise a fait à son retour après la guerre  ensuite une carrière de chimiste au département Agricole.

L’invention du Radar vient simultanément en Allemagne et en Grande-Bretagne.

Watson Watt sera le père de l’équipement radar en Angleterre. Appelé alors “Radio Location” ou “Radio Finding and Ranging”. Le Radar joua un rôle primordial dans la “Bataille d’Angleterre” en 1940.

La Réunion et la guerre.

La confiance dans le maréchal Pétain, l’homme de Verdun a été exploité pour combattre la  la popularité britannique quand le  régime de Vichy a pris la charge de La Réunion.

Le premier objectif du gouvernement est de briser tout élan qui porte les Réunionnais vers Maurice et les Anglais. L’action du Général De Gaulle est approuvée et on le considère  curieusement comme la seule porte de sortie. Le 22 juillet 1940, les relations avec la Grande-Bretagne sont rompues mais pas entre Maurice et Réunion.

Les relations télégraphiques seront toujours maintenues avec la Réunion.

Dans une lettre pastorale de mars 1941, l’évêque écrit entre autres : « …. « La France c’est Pétain. Le  29 novembre 1940 un arrêté interdit « la réception sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public, des émissions radiophoniques des postes britanniques et en général, sous peine de  de six jours à six mois de prison. La presse écrite a, aussi, largement participé à la diffusion de la propagande pétainiste. Le Peuple du 23 juin 1941: « … Il faut écouter Radio-Londres si, Français douteux, à l’âme indécise et trouble, on reste attaché, par snobisme, par ignorance ou par intérêt – plus qu’à sa propre Patrie – au pays dont des gouvernements successifs, à des siècles d’intervalle, ont brûlé vive Jeanne d’Arc, fait mourir Napoléon sur son rocher, et insulté le Maréchal Pétain, sauveur de l’Unité Française ». Ils ont mis le paque comme on dit pour semer la haine dans l’esprit de l’innocent peuple Réunionnais.

Les noirs et métis pendant la guerre.

La discrimination raciste a bel et bien existé dans plusieurs sphères de la guerre.

La discrimination des Allemnds Nazis  a été démontre. Les Nazis se disaient être une race supérieure et ils voulaient l’anéantissement du peuple juif. La discrimination de couleur existait aussi dans les armées alliès.

Le 6 juin 1944, une seule unité noire participe au Débarquement.  Ce sont eux qui vont installer, sur Omaha Beach, un barrage de ballon. Les autres noirs qui sont dans l’armée seront des chauffeurs ou dockers. Aucune unité noire n’est alors engagée dans les combats.

Ils seront cependant en action dans les unités de chars, en Ardenne par exemple.  Ce sont ces noirs qui seront les premiers à se mettre au contact de l’armée rouge…

Le 332ème Fighter Group en Italie est uniquement noir.

Des poursuites contre des noirs trouvés coupables de délits en zole occupée sont effectuées parfois avec publicité.

En France, les condamnations pour viol ont eu lieu..  condamnations Les trois quarts des condamnés sont des Noirs.

Le jour de la libéralisation de Paris, de Gaulle demande que l’on n’envois pas de bataillons noirs.

Pourtant deux tiers des troupes françaises éraient composées de soldats originaires des colonies.

Il y a eu comme chez les Mauriciens au Moyen Orient et à Madagascar  des révoltes et mutineries chez les noirs.

Les discriminations et les humiliations étaient monnaie courante au sein de l’armée coloniale.

Il y a eu une mutinerie à Versailles en 1944. Les  militaires venus des colonies supportent mal le peu d’égards qui leur sont faits en matière d’habillement, casernement, ravitaillement…

Versailles, où étaient casernés 800 nord-africains et 900 noirs les troupes coloniales se virent progressivement barrer l’accès aux cinémas, cafés et maisons de tolérance de la ville. Le général Basse, prit en novembre 1944 un arrêté prohibant la vente aux troupes coloniales de boissons alcoolisées dans les débits de Versaille.

Les troupes coloniales cantonnées en métropole ont rapidement été saisies par un mécontentement. Cette insatisfaction des troupes coloniales sera  liée à la politique de  blanchiment.

Les revendications pour l’indépendance des colonies envers les colonisateurs vont alors devenir plus fréquentes.

La libération de Paris.

Selon une émission diffusée par la BBC, les français, américains et les britanniques se sont arrangés à ce que la libération de Paris, le 25 août 1944, soit perçue comme une libération effectuée par des troupes blanches.

Les tirailleurs originaires d’Afrique furent en effet délibérément exclus des troupes alliées qui marchaient sur la capitale française.

Alors qu’en août 1944, les alliés se préparent à reprendre Paris, Charles De Gaulle fait savoir qu’il ne veut que des soldats français pour mener la libération de Paris, ce à quoi le Haut Commandement allié donne son accord, à une condition : la division choisie par De Gaulle ne doit pas comporter de soldats noirs. En janvier 1944, le chef de cabinet du général Einsenhower Walter Bedell Smith, écrit :

« Il est préférable que la division mentionnée ci-dessus soit composée de Blancs. »

Le fait que les Etats-Unis pratiquaient la ségrégation raciale dans leur propre armée expliquait l’approbation des Américains.

Selon la BBC, trouver une division à 100% blanche était impossible du fait de l’énorme contribution apportée à l’armée française par les conscrits ouest africains. Le commandement allié insista finalement pour que les soldats noirs soit remplacés par des soldats blancs d’autres unités. Bien qu’il ait constitué plus de 65% des forces françaises libres selon la BBC, les tirailleurs africains n’eurent pas droit à une entrée triomphale à la libération de Paris.
Les hindous.

Le nationaliste hindou Chandra Bose enseignait à ses partisansque l’Inde ne pourrait recouvrer son indépendance que si les Anglais étaient battus par l’Allemagne nazie.

Il créa en 1942 la 95ème brigade à la suite des combats de Libye. Elle était constituée d’Hindous anglophobes de l’armée anglaise faits prisonniers par les Italiens et les Allemands.

Les Hindous portaient l’uniforme de la Wehrmacht avec en option le turban. Ils avaient au col de la vareuse la tête de tigre, symbole des Indiens libres.

Heinrich von Trott, officier allemand chargé des Hindous estimait que parmi les 2570 soldats du 950eme régiment, on trouvait 59% d’Hindous, 25% de musulmans, 14% de Sikhs.

Vers le 22 août des Hindous étaient concentrés à l’est de Poitiers Ilsse répandirent également dans les cours et les jardins des routes de Limoges et de Chauvigny pour y trouver de la nourriture ou d’éventuels véhicules .

Les Hindous se déplacèrent en répandant la terreur par les pillages, les viols, l’incendie de maisons et des exécutions sommaires.

Des prisonniers hindous capturés dans la région de Montmorillon par des FFI. Les Poitevins qui n’oublient pas les atrocités commises par eurent vite fait d’encercler le camion. Un sous officier en fit descendre deux des prisonniers qui furent exécutés pendant que dans le camion, des coups de feu éclataient, tirés par des FFI.

Selon un rapport des renseignements généraux en date du 20 septembre 1944, 19 SS dont 18 Hindous ont été exécutés ce jour-là… »

Le nationaliste hindou Chandra Bose enseignait à ses partisansque l’Inde ne pourrait recouvrer son indépendance que si les Anglais étaient battus par l’Allemagne nazie.

Il créa en 1942 la 95ème brigade à la suite des combats de Libye. Elle était constituée d’Hindous anglophobes de l’armée anglaise faits prisonniers par les Italiens et les Allemands.

Les Hindous portaient l’uniforme de la Wehrmacht avec en option le turban. Ils avaient au col de la vareuse la tête de tigre, symbole des Indiens libres.

Heinrich von Trott, officier allemand chargé des Hindous estimait que parmi les 2570 soldats du 950eme régiment, on trouvait 59% d’Hindous, 25% de musulmans, 14% de Sikhs.

Vers le 22 août des Hindous étaient concentrés à l’est de Poitiers Ilsse répandirent également dans les cours et les jardins des routes de Limoges et de Chauvigny pour y trouver de la nourriture ou d’éventuels véhicules .

Les Hindous se déplacèrent en répandant la terreur par les pillages, les viols, l’incendie de maisons et des exécutions sommaires.

Des prisonniers hindous capturés dans la région de Montmorillon par des FFI. Les Poitevins qui n’oublient pas les atrocités commises par eurent vite fait d’encercler le camion. Un sous officier en fit descendre deux des prisonniers qui furent exécutés pendant que dans le camion, des coups de feu éclataient, tirés par des FFI.

Selon un rapport des renseignements généraux en date du 20 septembre 1944, 19 SS dont 18 Hindous ont été exécutés ce jour-là… »

Il y eut à l’île Maurice, durant les deux grandes guerres, des Mauriciens qui, à l’écoute des radios de propagandes allemandes et des nationalistes indiens essayèrent de déstabiliser le pays.

Gaston Pierre, rédacteur en chef du journal l’Après-midi  sans son article du 11 juin 1940n écrit «  LaPolice et les autorités militaires ne savent pas ce qui se passait réellement dans le pays, ce qui se disait sur certaines places publiques. » Dans un article intitulé “Les misérables”, Gaston Pierre affirma que “Si la Police faisait son devoir et qu’elle envoyât quelques agents secrets déguisés chaque matin près du Bureau des télégrammes. Des individus en rupture du bagne, entretiennent des propos pessimistes, défaitistes, voire pro hitlériens”.

” Le soir, devant la Municipalité de Port Louis, un ramassis de gens du même acabit, ces mêmes individus sont là près de l’Hôtel de ville jusqu’à 10h le soir pour écouter… les radios de Rome et de Berlin, les deux capitales des deux associées dans le crime “.

Gaston Pierre, rappela qu’en 1914, lors de la Première Guerre mondiale, le gouverneur, Sir John Chancellor, “a fait lestement boucler une dizaine de gros négociants arabes pro allemandes et les a déportés séance tenante. Pourquoi n’agit-on pas de la même manière contre cette poignée d’agitateurs défaitistes ?”

Certains  ne s’embarrassaient pas sur l’utilisation d’appellations péjoratives, des “Arabes” qui se sentaient proches de la Turquie, alors soumise à une invasion anglaise et allié de l’Allemagne, auraient mené campagne contre la métropole britannique.

Pour sa part, le rédacteur en chef du Mauricien, Raoul Rivet, s’inquiétait, lui, de ce qui se tramait dans des milieux indo mauriciens proches du nationalisme Indien, animé par le révolutionnaire Subash Chandra Bose. Celui-ci, dans sa lutte pour libérer la Grande péninsule du joug britannique, s’était éloigné du Mahatma Gandhi et s’était fait l’allié de l’Allemagne nazie.

Conscient que la stratégie de Bose faisait des émules à Maurice, Raoul Rivet choisit, lui, une approche plus pédagogiques par rapport aux discours beaucoup plus radicaux de Gaston Pierre. “Il ne faut pas que notre confiance dans la victoire des Alliés soit le moindrement ébranlée par les informations fausses ou tendancieuses que la radio allemande, aidée par une poignée de traîtres, diffuse au monde entier. Par exemple, les postes de radio allemande ont dans leurs programmes des émissions en Hindi qui font une propagande destinée à semer le doute ou le trouble parmi les populations d’origine indienne de l’Empire britannique. Il est malheureux que certains propriétaires d’appareils de radio à Maurice se mettent à l’écoute de l’Allemagne et les autorités locales savent que des émissions allemandes diffusées en hindi sont écoutées à Maurice quelque fois en groupes d’auditeurs. La première chose que tout le monde devrait faire, c’est de ne pas se mettre à l’écoute de l’Allemagne. On ne doit pas écouter les paroles pernicieuses ou fielleuses d’un ennemi de l’Empire. Les Indiens de Maurice, comme les hommes de couleur, doivent savoir que les Nazis ont pour les peuples d’origines indiennes, africaines, asiatiques encore plus de mépris que pour les juifs”, écrivit Rivet.

Le gouverneur anglais de l’époque se vit obliger d’émettre une notice afin d’avertir les Mauriciens de ne pas prêter foi aux nouvelles de provenance allemande ou étrangère autres que française et britannique.

L’appel de Raoul Rivet aux Indo-Mauriciens a été e,tendue d’autant plus qy’a Maurice comme dans l’IOnde  Maurice, mais aussi bien en Inde même, l’influence de Subash Chandra Bose était assez minoritaire. Raoul Rivet mentionna un appel du Mahatma Gandhi lancé deux jours avant, de Londres, à partir de son journal Harjan, à l’intention des Indiens dispersés à travers le monde. Gandhi avait exhorté ses compatriotes “à ne pas céder à la panique, de ne pas donner créance à la propagande allemande et, surtout, de ne pas retirer leur argent des banques, car leur argent enfoui sous la terre ne serait pas plus en sécurité que dans les banques”.

Le Mahatma fit ressortir “qu’il n’existe aucune panique en France et en Angleterre, qu’on pourra peut-être y entendre parler de revers, mais pas de défaite. Il faut garder son sang-froid, quoi qu’il arrive”. Le mahatma conseilla aux Indiens de suivre l’exemple de la France et de la Grande – Bretagne où le moral des hommes et des femmes est excellent et de bannir toute panique.

Le jour même de la publication de l’appel de Rivet, un Indo-Mauricien, M. Binoy Chandra Kumar adressa une correspondance au Mauricien pour réaffirmer sa loyauté personnelle envers les forces alliées et, surtout pour dénoncer ceux-là qui ici, par pure inconscience, répercutaient la propagande nazie.

L’engagement de l’Association de la presse .
Le soutien des Mauriciens aux Alliés fut tel que, en sus d’aider à contrer la propagande allemande, la presse écrite mauricienne prit elle-même l’initiative de lancer une souscription publique afin de soutenir à l’effort de guerre. A Maurice, l’Association de la Presse mauricienne résolut à prendre les devants afin d’aider la Grande-Bretagne à acheter des avions. Le 22 juin 1940, un comité de souscription se constitua sous la présidence de Raoul Rivet avec pour vice-président Gaston Pierre, comme trésorier, Hervé de Sirnay (du Cernéen), Gabriel Martial (secrétaire) et C. Tyack (rédacteur en chef du Radical). Une  somme de 382 296 roupies i fut remise ai gouverneur.

S’il fut un journaliste qui, mis à part Raoul Rivet, se démena beaucoup pour soutenir l’armée britannique durant la guerre, ce fut Gaston Pierre. Très irrité de la pingrerie manifestée par les planteurs du pays à l’effort de guerre, le rédacteur en chef de l’Après-midi, tonna contre ces sucriers qui, selon lui, en ne contribuant que seulement Rs 180 000, “n’avaient apporté qu’un petit grain de sable dans cinq vastes océans. Certes, la colonie peut et doit faire mieux et plus. Elle peut faire un geste plus en harmonie avec ses ressources, avec le rang enviable qu’elle occupe dans l’Empire ; colonie de 1ère classe. Noblesse oblige !. La colonie possède une réserve de Rs 10 millions. Si la Grande-Bretagne est battue et que l’Allemagne annexe Maurice, vous savez que le premier geste que feraient les Allemands serait de passer au Trésor et de voler toute notre caisse comme ils l’ont fait à Bruxelles, Amiens, Anvers, Abbeville, Boulogne. Donc, il vaut bien mieux pour nous de donner généreusement, d’un geste large et noble, 2 ou 3 millions de nos réserves pour que cela serve à nous épargner de la botte allemande au derrière ! Quand aux planteurs, ils feraient mieux de donner une somme plus importante que cette misère de e 2% de taxe de sortie des sucres si l’Allemand est victorieux, nos planteurs seraient expropriés, les Allemands gourmands, gloutons ne leur laisseraient pas une tête, pas un grain de sucre, ils voleraient touts, les brigands !”.

La croisade de Gaston Pierre ne fut pas vaine ; au 12 juin, il avait réussi à obtenir Rs 2 millions de la réserve du pays pour donner à l’Angleterre. Il fait aussi un appel aux  Mauriciens de toutes les classes, de tous rangs sociaux, à s’enrôler pour se battre sur le front…

Le 18 novembre, le corps agricole de Maurice fera à la Grande-Bretagne don de deux avions Spitfire et des cantines automobiles à la ville de Londres.

En fait, dans la mobilisation des Mauriciens contre l’Allemagne nazie, tous les milieux locaux furent concernés. Les écoliers levèrent jusqu’à 350 livres, et, Raoul Rivet fit remarquer que “même les pauvres travailleurs d’une île perdue de l’océan Indien, en l’occurrence Agaléga, s’étaient rendus compte qu’un défi avait été lancé à l’Empire britannique dont ils font partie et que, aussi bien les riches des dominions que des colonies plus importantes, ils étaient prêts à le défendre”. Les laboureurs d’Agaléga contribuèrent effectivement Rs 149.30 dans la lutte contre le nazisme.

Quelques références.

Debon André : La mission Helmsman, Une contribution décisive de la Résistance au succès de l’opération Overlord (juin – juillet 1944), L’Harmattan, 1997.

Foot M.R.D. : SOE in France – An Account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940 – 1944, Whitehall History Publishing London 2004.

Foot MRD, JL Cremieux-Brillac: Des anglais dans la Résistance.

Le service secret britannique d’action SOE en France 1940 – 1944, Tallendier, février 2008.

Verity Hugh : Nous atterrissions de nuit, Les atterrissages secrets de la R.A.F. en France 1940 – 1944, Editions Vario 2004, 5ième édition française.

Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d’Action (SOE) en France 1940-1944.

Traduction en français par Rachel Bouyssou de SOE en France.

An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty’s Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing,

J. Maurice Paturau, Agents secrets mauriciens en France 1940-1945, s.d. (1994 ou 1995).

J.D. Sainsbury, Le Mémorial de la section F, Gerry Holdsworth Special Forces Charitable Trust, 1992.

Le créole: Le Cercle littéraire de Port Louis et les créoles de …

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