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Apr
15

La bataille navale du Vieux Grand Port.

La bataille  navale du Vieux Grand Port.

 

Bataille V 01

 

Au cœur même des rivalités franco-britaniques pour les iles de l’océan indien  le Général Decaen débarque à Port-Louis le 15 août 1803 comme gouverneur des îles. Il doit faire face à un blocus anglais.

Decan dispose de 1500 hommes sur l’île de France et 500 à l’île de la Réunion. En 1809, les anglais s’emparent de Rodrigues, ils y concentrent dix mille hommes et fondent sur la Réunion qu’ils prennent en juillet 1810.

En novembre, quinze mille soldats britaniques et indiens débarquent à l’île de France et les 1800 français présents livrent un dernier vaillant combat mais vaincu, Général Decaen va négocier une capitulation honorable. Il regagnera la France en décembre 1810. En deux ans, l’archipel des Mascareignes avait changé de main.

Le 30 mai 1814 le traité de Paris est signé Les Anglais garderont Maurice et Rodrigues jusqu’à leur indépendance le 12 mars 1968. La France ayant perdu Maurice, vont compter entre sur la Réunion pour répondre à ses besoins en sucre.Bataille v 03Ile de la Passe

La bataille navale du Vieux Grand Port

La bataille de Grand-Port, oppose les Français aux Britanniques, du 23 au 28 août 1810. Elle se termine par le triomphe de la marine impériale.

Le combat de Grand-Port, en août 1810, est considéré comme le seul succès naval d’envergure française.

Le célèbre Duperré, futur amiral et trois fois ministre de la Marine, a son nom *inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile.

)Bataille 06 La bataille du Vieux Grand Port a l’Arc de Triomphe

La bataille de Grand Port opposa deux escadres britannique et française dans la baie de Grand Port de l’île de France entre le 20 et le 27 août 1810.

Une flottille britannique de quatre frégates chercha à bloquer l’entrée de la baie en capturant le fort de l’île de la Passe défendant son entrée. Quand escadre française menée par le capitaine Guy-Victor Duperré approcha de la baie sept jours plus tard, le commandant britannique, Pym , décida de l’attirer et de la détruire avec sa meilleure puissance de feu.. Lorsque Pym ordonna à ses frégates d’attaquer les navires français à l’ancrage le 22 et 23 août, ses navires furent bloqués par le récif corallien. Deux d’entre-eux s’échouèrent furent arraisonnés par les Français.

Avec la prise de contrôle de l’île Bourbon en juillet 1810, les Britanniques sous Rowley avait détaché le HMS Sirius pour réaliser le blocus de l’île de France[9].. Les frégates HMS Iphigénie , HMS Nereide et le HMS Staunch  le rejoignirent.

L’île de la Passe était un emplacement important dans le contrôle de Grand Port car elle abritait une batterie qui protégeait le passage vers la baie. La première attaque contre l’île de la Passe fut lancée le soir du 10 août/

Avec le contrôle de l’île de la Passe, Pym céda le commandement du blocus de Grand Port à Willoughby.

Le 20 août à 10 h Guy-Victor Duperré arrive avec les navires :Bellone, la Minerve, la corvette Victor le Windham et Ceylan., Duperré avait mis le cap sur l’île de France sans rencontrer d’opposition et envisageait d’entrer dans Grand Port par le chenal protégé par l’île de la Passe[19]. Duperré ignorait que les Britanniques occupaient déjà l’îlot et Willoughby espérait piéger les Français a l’Ile de la Passe

Pym apprit la force l’escadre de Duperré et envoya le capitaine Curtis à bord du HMS Magicienne pour demander au HMS Iphigenia de rejoindre le HMS Sirius et le HMS Nereide au large de Grand Port[28].

Le 22 août à 14 h 40, Pym mena l’attaque contre l’escadre de Duperré À 22 h, le HMS Nereide était une épave dont la plus grande partie des canons et de l’équipage étaient hors de combat ; Willoughby avait perdu son œil gauche. Le HMS Néréide étant mis hors du combat, Bouvet orienta alors son tir sur le HMS Magicienne.

Refusant de se rendre Willoughby détacha des canots au HMS Sirius pour demander à Pym s’il était possible de remorquer le HMS Nereide à l’écart de a bataille navale..

Le 24 août à 1 h 50, la Bellone cessa de tirer sur le HMS Nereide Pym poursuivit ses efforts pour délivrer le HMS Sirius du récif où il se trouvait. Le HMS Magicienne, comme le HMS Iphigénie étaient alors hors de portée des navires français

À. À 10 h, le HMS Iphigenia arriva à proximité du HMS Sirius et les deux navires commencèrent à tirer sur les troupes françaises Le HMS Magicienne, irrémédiablement bloqué sur le récif, avait été détruit par les navires français . À 19 h 30, le HMS Magicienne fut incendié et ses munitions explosèrent .

À 4 h, le 25 août, la batterie d’artillerie assemblée sur la côte ouvrit le feu sur les HMS Sirius et Les Français tentèrent alors d’atteindre le HMS Sirius et de le capturer La situation devait s’empirer pour les anglais et al défaite attenddue.

Selon termes de la reddition[55]. Les blessés furent soignés par des médecins français de Grand Port avant d’être rapatriés Contrairement aux termes de la reddition, ils ne furent libérés que par l’arrivée des forces britanniques sur l’île en décembre.

La bataille est considérée comme la plus grave défaite de la Royal Navy de cette période ou l’amiral Nelson dominait les mers. Quatre frégates avaient été perdues ainsi que tout leurs équipages. Environ105 marins expérimentés avaient été tués et 163 blessés. Les pertes françaises étaient également lourdes et Duperré rapporta qu’elles se montaient à 37 tués et 112 blessés parmi les marins de son escadre. L’historien contemporain William James écrivit « que le noble comportement des officiers et des équipages a créé un halo de gloire autour de la défaite de Grand Port. » . Le 30 décembre 1899, un monument fut érigé à Grand Port en mémoire des marins français et britanniques tués lors de l’affrontement55 .Cette bataille navale figure dans le roman Georges d’Alexandre Dumas publié en 1843

Cette victoire française fut vite remplacé par une offensive britannique pour capturer l’ile. [.

Le 29 novembre 18107 000 soldats britanniques menés par le contre-amiral Albemarle Bertie débarquèrent sur l’île [62]. L’île de France fut cédée au Royaume-Uni par le traité de Paris de 1814 et renommée île Maurice.

Ordre de bataille

  1. Escadre du capitaine Pym

1..HMS Sirius Capitaine Samuel Pym  Sabordé pour éviter la capture

  1. HMS Iphigenia Capitaine Henry Lambert Capturé et renommé Iphigénie

3 HMS Nereide Capitaine Nesbit Willoughby   Capturé et renommé Néréide ;

  1. HMS Magicienn Capitaine Lucius Curtis Sabordé pour éviter la capture

Total des pertes : 105 tués, 163 blessés, tous les survivants furent capturésn 1

  1. Escadre du capitaine Duperré
  2. Bellone Capitaine Guy-Victor Duperré
  3. Minerve Capitaine Pierre Bouvet
  4. Victor corvette

4 Ceylann Indiaman capturé Remplacé par Henri Moisson

WindhamIndiaman capturéAspirant Darod

  1. Escadre du contre-amiral Hamelin
  2. Venus Contre-amiral Jacques Hamelin

2Manche Capitaine Jean Dornal de Guy (en)

  1. Astrée Capitaine René Le Marant
  2. Entreprenant Capitaine Pierre Bouvet

36tues et 112 blessés

Références

Alexandre Dumas, « Chapitre II, Lions et léopards », dans Georges, Project Gutenberg,‎ 1843

Patrick O’Brian, Expeditions a l’île Maurice Harper Collins,‎ 1977 (

Les héros de Grand-Port », dans Revue des deux mondes, vol. 84,‎ 1887 (en)

Robert Gardiner, The Victory of Seapower, Caxton Editions,‎ 2001

Stephen Taylor, Storm and Conquest, The Battle for the Indian Ocean, 1808-10, Faber and Faber,‎ 2007

Richard Woodman, The Sea Warriors, Constable Publishers,‎ 2001

Le musée naval de Maurice</bataille 07

Le musée naval de l’île Maurice est un musée d’histoire situé dans un grand parca l’entrée de Mahebourg.

Le musée naval se trouve dans une ancienne demeure coloniale à un étage construite vers 1771. Elle appartenait au commandant du district de Grand Port, Jean de Robillard,. Il fit installer un hôpital militaire dans sa maison, pour soigner les blessés des deux côtés de la bataille, dont le vice-amiral français Duperré et l’amiral anglais Willoughby.

Le gouvernement colonial achète le bâtiment en 1950 pour y installer le musée actuelDeux des trois étages occupés par le musée sont ouverts au public. Des maquettes de navires de l’époque, les armes de Surcouf, des épées, des canons, ainsi que des portraits et tableaux du XVIIIe et XIXe siècles sont en exposition et des documents multiples anciens.

Le premier étage expose du mobilier d’époque, et diverses cartes. Une vitrine est consacrée aux Mauriciens héros de la Seconde Guerre mondiale.Clibataille 12

Dupéréé

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2 Responses to “La bataille navale du Vieux Grand Port.”


  1. 2 Jean Félix
    May 21, 2015 at 12:31 pm

    Joli document Tono ! Bien détaillé et relaté ! Gros boulot comme dirait ton frère Max !!!!


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