08
May
15

Marronnage d’esclaves a Maurice.

Marronnage d’esclaves a Maurice.

Le Morne Brabant

Beaucoup d’esclaves se sont révoltMorne Brabant imageés contre l’esclavage et ont affronté les esclavagistes avec courage. Parmi eux : Diamamouve, Madame Françoise, Sans-Souci, Beliaca, Pompée, Tatamaka, Fritz. La plupart d’entre eux étaient des Malgaches. À Maurice, ils se cachaient dans une montagne du sud-ouest de l’île, le Morne Brabant. Protégés par les versants abrupts de la montagne, quasi-inaccessibles et couverts de forêts, les esclaves évadés ont formé des petits peuplements dans des grottes et au sommet du Morne. La tradition orale autour des marrons a fait de cette montagne le symbole de la souffrance des esclaves, de leur lutte pour la liberté et de leur sacrifice,esclave blog

Le Morne un symbole de la lutte des esclaves pour la liberté, de leur souffrance et de leur sacrifice

Le terme “marron” attribué a des esclaves en fuite, découle de l’espagnol cimarron, qui désigne tout animal domestique en fuite. Les esclaves marrons ont été classée patrimoine mondial par l’UNESCO depuis le 6 juillet 2008 sous le nom de « Paysage culturel du Morne.

Des esclaves marron ont choisi de se donnant la mort au lieu de se laisser capturer et d’être torturés.

Diamamouve, dont une cascade dans l’est du pays porte le nom, figure parmi les premiers esclaves courageux de cette lutte pour la liberté. En fuite, il trouve refuge dans une crevasse derrière la cascade. Ils se sont nourris d’espèces d’oiseaux dont plusieurs sont disparues.

Esclave fugitif.

La forêt dense protège le fuyard jusqu’au jour où les personnes lancées à sa poursuite finissent par le retrouver.

En les voyant arriver, Diamamouve a choisi volontairement de se jeter à l’eau et être englouti.. Le nom Sans-Souci a également été donné à une autre cascade. Ce dernier , esclave mozambicain, a vécu treize ans comme esclave fugitif avant d’être capturé en 1739, alors qu’il était en compagnie de trois autres fuyard Sans-Souci sera fouetté et brûlé vif.

Tatamaka, Pompée, Fritz, Beliaca, Coutoupa, Caëtane et Sans-Souci sont considérés comme les meneurs de la révolte chez les esclaves.

Le marronnage n’est pas l’apanage des hommes. Parmi les femmes Madame Françoise.

A été une grande figure. Elle aurait été le chef d’un groupe d’esclaves qui prépare la révolte dans les bois, non loin de Grande Rivière Sud-Est. Un des cours d’eau porte d’ailleurs son nom. Avec La Victoire Antigone, dite Marie, et elle a joué un rôle prépondérant dans la rébellion des esclaves et a été recherchée par les chasseurs blancs d’esclaves. On a eu a déplorer souvent des Noirs pendus, écartelés ou brûlés vifs

À partir de 1725, la chasse aux marrons fut réglementée: 30 livres de récompense étaient promises pour toute capture de marrons, morts ou vifs. Certains Blancs devinrent des «chasseurs de marrons» professionnels Ils parcouraient la forêt pour dénicher les lieux ou les marrons avaient choisi de se réfugier. Lors de l’abolition de l’esclavage en 1848, de nombreux Noirs marrons retournèrent dans la ville ou le village choisis par eux.

Le Sega doit sa création et son développement aux noirs marrons.

. This text reveals a process of ethnicisation of the actors involved in this celebration

Quelques noms d’esclaves a Maurice

Dominique…Ferret…id

Adèle…Linguay…id

Risquetout…Charron…23

Figaro…Neveu…id

Azor…François…id

Baptiste…Laimable…id

Lindor…Sady…id

Lindor…Germain Pati…id

Geneviève…Samy…id

Maria…Bestel…id

Azor…Trim…id

Adonis…Marmarot…id

Papillon…Joseph…id

Jolicoeur…Brion…id

Francoeur…Charlot…24

Léveillé…Bourgault…id

Hector…Sturbel…id

Orphée…Genève…id

Prudent…Marianne…id

Auguste…St-Simon…id

Gabriel…Gallet…id

Neptune…Lecler…26

Antoine…Larchet…id

Jean-Louis…François…id

Noirs transférés du bagne à l’Hôpital.

Augustin…Amoris…18 Février

Esther…Rosette…21

Gaspard…Fleurot…id

Azor…Françoise…id

Apres l’esclavage Un village nommé Trou Chenilles au pied du Morne été fondée pour loger leses claves devenus libres. Ils ont conservé leur culture et leur tradition traditions.

*En 1740, les esclaves étaient plus nombreux que la population blanche dans une proportion proche de sept pour un. Un décret royal de 1769, faisant de l’île une zone franche des français, Les esclaves étant amenés non seulement de Madagascar, mais aussi des marchés d’esclaves de Kilwa et de Zanzib

L’île de France (île Maurice) compte 25150 esclaves sur 29760 habitants en mars 1731,

Des dates importantes concernant l’esclavagisme.

. Le 9 avril 1753,

le Conseil Supérieur établit une Commune chargée, entre autres, de la chasse aux Marrons

et des indemnités à verser aux propriétaires d’esclaves tués en marronnage ou condamnés à mort.

Le 12 février 1784,

les esclaves sont placés sous l’autorité du Conseil Supérieur.

Le 27 juillet 1793,

la Convention Nationale interdit la traite des esclaves.

Le 28 janvier 1794,

l’abolition des peines infligées aux Marrons est appelée à connaître la même précarité.

La même remarque s’applique à l’abolition de l’esclavage du 4 février 1794.

Le 3 décembre 1803,

sous Decaen donc, l’homme de Napoléon et de Joséphine de Beauharnais à l’Isle de France,

formation d’un tribunal spécial pour réprimer les crimes et délits commis par des esclaves.

A partir de décembre 1810,

changement de régime et de d’occupants.

L’Isle de France redevient île Maurice.

Le 3 mars 1821,

La Goélette Le Coureur, transportant une traite illégale d’esclaves,

poursuivie par un chasse-marée, échoue à la Pointe aux Feuilles, Grand-Port.

Ratsitatane, prince Hova de Madagascar,

arrive le 24 novembre 1821 pour être incarcéré à Port Louis.

Il s’évade et est capturé à Trianon le 21 février suivant.

Il est exécuté à la Plaine Verte le 15 avril 1822.

Le 1er octobre 1826,

les commissaires William Mac Bean, George Colebrook et W. Blair

viennent enquêter sur le sort des esclaves, appelés à être émancipés.

Le 16 octobre suivant,

on procède à leur recensement.

Le 7 août 1834,

des habitants s’assemblent au théâtre pour discuter

de l’émancipation des esclaves sans indemnité.

Le 24 octobre suivant,

débarque le Protecteur des Esclaves, Richard Morris Thomas.

Il s’installe rue de l’Eglise, en face du presbytère.

Le 24 février 1829,

loi relative à l’amélioration des conditions de vie des esclaves.

On suggère l’établissement d’une Caisse d’Epargne en leur faveur.

Chronologie à partir du XVème siècle

1454 :

Le Pape Nicolas V autorise le roi du Portugal à pratiquer la traite

1492 :

Christophe Colomb fait son voyage transatlantique, des africains sont embarqués dans les caravelles dès le second voyage

1518 :

Charles Quint autorise la traite et l’esclavage

1537 : Le Pape Jules III condamne toute mise en doute de la pleine humanité des Indiens

1550 :

Charles V affranchit tous les esclaves des Indes occidentales

1570 :

Le roi du Portugal interdit la réduction des Indiens à l’esclavage

1620 :

Premières arrivées d’esclaves africains dans les colonies continentales africaines

1642 :

Louis XIII autorise la traite

1672 :

Première expédition négrière de Bordeaux (le Saint Etienne – de- Paris)

1685 :

Promulgation par Louis XIV du Code Noir en France

1716 :

Permission royale de faire « librement le commerce des esclaves » accordée à Rouen, La Rochelle, Bordeaux, et Nantes

1750 :

Certains protestants (les Quakers) ; certains philosophes (Montesquieu, Rousseau, Condorcet ) s’indignent contre la traite et l’esclavage

1767 :

En France, liberté totale de la traite sans droits à interdisent à leurs membres la possession d’esclaves

1777 :

Le Vermont (USA) décrète l’abolition graduelle de l’esclavage

1777 :

L’île de France (île Maurice) compte 25150 esclaves sur 29760 habitants

1784-1785 :

Deux ordonnances royales limitent les mauvais traitements infligés aux esclaves et prévoient des peines pour leurs auteurs

1787 :

Création de la société anti-esclavagiste (avec Wilberforce et Clarkson) à Londres

1788 :

Création à Paris de la Société des Amis des Noirs

1789 :

France – Déclarations Droits de l’homme et du citoyen art 1 – « Les hommes naissent libres et égaux en droit »

1794 :

( 4 février) décret de la Convention abolissant l’esclavage en France

1802 :

Bonaparte rétablie en France l’esclavage dans les colonies françaises conformément à la législation antérieure à 1789.

1806 :

Loi anglaises interdisant l’introduction de nouveaux esclaves dans les colonies conquises

1807 :

Interdiction de la traite négrière par la Grande-Bretagne et de l’importation de captifs et esclaves par les Etats-Unis.

1814 :

La France récupère la Guyane, Martinique, Guadeloupe, Sénégal et La Réunion, et les comptoirs des Indes. Elle y maintient l’esclavage

1814 :

Le Pape Pie VII condamne « le commerce des noirs »

1815 :

Les puissances européennes s’engagent à interdire la traite négrière au Congrès de Vienne (Grande-Bretagne, France, Autriche, Russie,Prusse, Suède, Portugal). 29 mars décret de Napoléon Ier, pendant les Cent Jours, interdisant la traite négrière.

1817 :

Louis XVIII signe une ordonnance interdisant la traite en France, démarrage de la traite illégale jusque vers 1830

1818 :

Première loi française interdisant la traite négrière.

1821 :

Création à Paris de la Société de la Morale Chrétienne et, en 1822, de son Comité pour l’abolition de la traite et de l’esclavage.

1827 :

Deuxème loi française interdisant la traite négrière.

Ttroisième loi française interdisant la traite négrière.

1831 :

Accord franco-anglais pour le contrôle de la traite illicite

1833-1838 :

Abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques des West Indies, en Guyane britannique, à l’Ile Maurice.

1834 :

Création à Paris de la Société Française pour l’Abolition de l’Esclavage.

1839 :

Création à Londres de la British and Foreign Anti-Slavery Society

1839 :

Le Pape Grégoire XVI condamne officiellement la traite négrière

(27 avril) Abolition de l’esclavage dans les colonies français

1863-1865 :

1890 :

Conférence de Bruxelles sur l’esclavage en Afrique.

1896 :

Abolition de l’esclavage à Madagascar.

1924 :

(juin) Création par la Société des Nations (SDN) d’une Commission temporaire de l’esclavage.

1926 :

(26 septembre) adoption par la SDN de la Convention relative à l’esclavage.

1930 :

Convention sur le travail forcé du Bureau international du Travail (BIT).

1948 :

Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée par l’ONU.

1949 :

(décembre) Adoption par l’ONU de la Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui.

1956 :

(septembre) adoption par l’ONU de la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage.

1957 :

Convention concernant l’abolition du travail forcé de l’Organisation internationale du Travail (OIT)

1974 :

Création à l’ONU du Groupe de travail sur les formes contemporaines de l’esclavage dans le cadre de la Commission des droits de l’homme.

1988-1992 :

Loi d’abolition au Pakistan

1989 :

(novembre) Les Nations Unies adoptent la Convention des droits de l’enfant.

2000 novembre :

Entrée en vigueur de la Convention 182 de l’OIT sur « l’interdiction des pires formes de travail des enfants ».

2000 :

(décembre) la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne interdit l’esclavage, le travail forcé et la traite des êtres humains.

2001 :

(mai) promulgation de la loi française « reconnaissant la traite et l’esclavage (des XVe – XIXe siècles) en tant que crime contre l’humanité ».

2001 septembre :

la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.(Durban, Afrique du Sud) reconnaît « l’esclavage et la traite négrière transatlantique comme crime contre l’humanité ».

Références.

Le Marronage: Essai sur la désertion de l’esclave antillais, P.U.F, 1962.

Danielle Miloche-Baty, De la Liberté légale et illégale des esclaves à Bourbon au dix-neuvième siècle ou le problème des affranchissements et le phénomène du marronnage dans la société réunionnaise entre 1815 et 1848, s.n., 1984.

Wim S. M. Hoogbergen, De Boni-oorlogen, 1757-1860: marronage en guerilla in Oost-Suriname, Centrum voor Caraïbische Studies, 1985.

Jean François Sam-Long, Le roman du marronnage à l’île Bourbon: Les marrons de Louis Timagène Houat (1844), Bourbon pittoresque d’Eugène Dayot (1848), Éditions UDIR, 1990.

Suzanne Crosta, Le marronnage créateur: dynamique textuelle chez Édouard Glissant, GRELCA, 1991.

Le mythe du marronnage: symbole de “résistance” à l’île de La Réunion, par Valérie Lilette et Christian Barat, s.n., 1999.

Amédée Nagapen, Le marronnage à l’Isle de France–Ille Maurice: rêve ou riposte de l’esclave?, Centre Nelson Mandela pour la Culture Africaine, 1999.

Marronnage et liberté, ouvrage collectif par Claire Mara, Anne Christiaens, Kamini Ramphul, Réunion. Conseil général, Département de la Réunion, 1999.

Amédée Nagapen, Esclavage et marronnage dans le roman Georges d’Alexandre Dumas: l’apport des chroniques de J.G. Milbert, University of Mauritius, 2005.

Elsa Dorlin, « Les Espaces-temps des résistances esclaves : des suicidés de Saint-Jean aux marrons de Nanny Town (XVIIe – XVIIIe siècles) », Tumultes, no 27, 2006, p. 37-54.

Paul Butel, Histoire des Antilles françaises XVIIe ‑ XXe siècle, Librairie Académique Perrin, Coll. Tempus, 2007, 566 p. (ISBN 978-2262026622)

Gabriel Debien, Le Marronage aux Antilles françaises au XVIIIe siècle, Caribbean Studies, 1966, 43 p.

Gabriel Debien, Les esclaves aux Antilles françaises, XVIIe ‑ XVIIIe siècles, Société d’histoire de la Guadeloupe & Société d’histoire de la Martinique, 1974, 529 p.

Jean Hurault, Africains de Guyane, la vie matérielle et l’art des Noirs Réfugiés de Guyane Éditions Mouton- La Haye – Paris (avec le concours du CNRS), dépôt légal 2e trimestre 1970.

Anthony Cruz, Après la rivière, il y a un bateau, Les Éditions du Panthéon, 2013 (ISBN 978-2-7547-2005-2)


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