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La déportation des habitants des îles de l’archipel des Chagos.

La déportation des habitants des îles  de l’archipel des Chagos.

dIEGO GARCIA BLOG

Chagos siens ou Îlois, originaire de l’archipel des Chagos dans l’océan Indien. ils vécurent dans l’île de Diego Garcia dans les  de l’archipel des Chagos pendant près de deux siècles avant leur honteuse expulsion par le gouvernement britannique à la fin des années 1960 vers l’île Maurice et les Seychelles.

L’archipel des Chagos est un ensemble de cinquante iles , au sud des Maldives .Réparti en sept atolls, était peuplé de Chagos siens du groupe ethnique créole du 15 ème siècle jusqu’au début des années 1970.  L’archipel fait partie du territoire britannique de l’océan Indien (BIOT), un territoire britannique d’outre-mer, crée arbitrairement après l’indépendance de Maurice. Sur les 55 îles de l’archipel, 54 sont inhabitées. Seule l’île de Diego Garcia reste occupée sur sa partie occidentale par une base militaire américaine et quelques travailleurs.

L’archipel est revendiqué avec véhémence par Maurice qui a récemment obtenu gain de cause par les Nations Unis Les britanniques n’ont pas encore restitué ce territoire.

Entre le 17 juillet 1966 et 1973, les Chagos siens, les habitants autochtones de l’archipel, sont intégralement déportés vers Maurice et les Seychelles. Les  Chagossiens se lancent à partir de 1998 dans des recours en justice à l’encontre du gouvernement britannique. Leurs revendications portent sur un meilleur dédommagement de leur expulsion, le droit de pouvoir retourner vivre dans l’archipel . Une cour d’appel des anglais confirme le statut militaire anormal de Diego Garcia. Les britanniques feront de rares et minimes concessions.

Quelques Chagos siens ont la possibilité de retourner en visite dans l’archipel en avril 2006.

Les Chagos siens sont déboutés le 22 octobre 2008 lorsque la chambre des Lords, britannique, entérine la situation et ne laisse aucune possibilité de retour pour les Chagos siens.

Les premiers habitants arrivent peut-être en 1776 en provenance de la Réunion ou de l’île Maurice et ils y reprennent leurs métiers de pêcheurs, fermiers ou travailleurs pour des plantations de cocotiers  L’archipel passe ensuite sous le contrôle du Royaume-Uni lorsqu’il est intégré à la colonie de Maurice. A cette période ils étaient considérées comme des mauriciens.

Je mes souviens étant employé comme Scientific assistant au département d’agriculture d’alors d’avoir travaillé sur les insectes des Chagos. Un des nôtres , Raymond Mamet avait été envoyé en mission aux chagos pour son catalogue d’insectes.

Les Chagos siens travaillent dans les cocoteraies de l’archipel des Chagos. Ils y récoltent les noix de coco avec quoi on va fabriquer du coprah et de l’huile de noix de coco. Les familles des iles  Chagos étaient a l’aise chez eux.Des villages ont été établis, avec des églises, des écoles les cahutes de pécheurs et aussi pour les travailleurs manuels.

Au milieu des années 1960, l’archipel la  population est estimée entre 1 500 et 2 000 personnes réparties Il semble entre 500 familles  sur les iles notamment , les îles Salomon et Peros Banhos. Cette population vit de cultures vivrières, d’élevage de volailles et de pêche côtière.

Le travail prioritaire a part la pèche était l’exploitation du coprah.

Le drame humain.

Le 8 novembre 1965, c’est un élément de l’accord permettant l’indépendance de Maurice que l’archipel des Chagos est détaché de l’ancienne colonie et forme une partie du nouveau territoire britannique de l’océan Indien. On n’avait pas mentionné de déportation , mais dans les années suivantes, de 1967 à 1973, les Chagos siens, environ 2 000 personnes, sont déportés par le gouvernement britannique, par la force, en 1973, à Maurice et aux Seychelles.

Cette expulsion illégale et les expropriations des biens des pécheurs chamoisines  avait pour but d’établir une base navale et aérienne de l’armée américaine sur Diego Garcia, loué par les britanniques aux USA., pour un prix que l’on ignore.  « coquin nou la case et nou di bien pou alle vende li » r&criminait une femme originaire des îles Salomon.

Les américains classait  selon leur politique ces iles comme étant des sites militaires stratégiques nécessaire pour leur propre défense et ils ont accepté avec l’accord  de leur alliés et complices , les anglais  de déplacer un  petit peuple sans défense.

Avec le temps ,beaucoup des anciens chagoissiens sont morts.

Des  familles déportées dans les années 1960, il ne reste plus qu’une cinquantaine de personnes assez âgées qui ont connu l’archipel des Chagos. Leurs descendants, toutefois  se souviennent de leur pays et sont –soutenus par l’île Maurice qui revendique toujours la souveraineté de l’archipel–, demandent à pouvoir retourner sur la terre de leurs ancêtres.

En 1983, les Britanniques donnèrent au gouvernement mauricien 4 millions de livres sterling dont 1 million fut transféré par les autorités mauriciennes aux Chagos siens déportés et résidant sur Maurice en tant que réfugiés.

Le cas des ilois  fut porté devant la Haute Cour de justice britannique à Londres par des avocats mauriciens et britanniques et le 3 novembre 2000, la Haute Cour arbitra en leur faveur, indiquant qu’ils devaient être autorisés à revenir dans leur pays d’origine et rétablissant leur citoyenneté britannique.

Du 5 au 23 novembre 2001, plus de 200 Chagos siens manifestèrent en permanence devant la Haute commission britannique à Port-Louis..

En dépit du jugement de la cour reconnaissant les droit des Îlois, ces îles leur restèrent inaccessibles et il n’existait aucune liaison de transport civil vers celles-ci. La plupart des Lois restèrent obligatooirement à Maurice, dans une condition presque misérable, incapables d’organiser eux-mêmes leur retour.

En 2003 , les îlois et leur avocats contestèrent la décisions des gouvernement britannique dont celle de Tony Blair de les expulser devant la Haute cour d’Angleterre et du Pays de Galles et devant la Cour   Européenne des droits de l’homme.

Début avril 2006, un groupe d’une centaine d’îlois fut autorisé à visiter le Territoire britannique de l’océan Indien pour la première fois depuis trente ans. Le voyage fut organisé et financé  conjointement par le ministère des Affaires étrangères britannique et le gouvernement de Maurice.

Le 11 mai 2006, les Îlois gagnèrent devant la Haute Cour, qui décida qu’ils étaient en droit de retourner sur l’archipel des Chagos. Ce  jugement n’a pas été entériné jusqu’ici..

Le 22 octobre 2008 la Haute cour des Recours ,soit la chambre des Lords déboute les revendications des Chagos siens. Le dernier recours en appel dans le système judiciaire britannique entérine la situation et ne laisse aucune possibilité de retour pour les Chagos siens

Les Chagos siens ont toujours demandé le retour au pays natal. Leur représentant, Louis Olivier Bancoult, très actif président du GRC (Groupe réfugiés Chagos), a poursuivi en justice le gouvernement britannique. Un avocat sud-africain Sidney Kendrige, champion des droits civiques, a fait reconnaître par la Haute-Cour de Londres l’illégalité de l’expulsion des habitants des Chagos.

Actuellement, 4 000 personnes, civils et militaires américains, vivent sur Diego Garcia, trois groupes d’atolls sont inhabités, l’accès en étant interdit !

Les Chagos siens déportés depuis 1966, ne sont ni britanniques ni mauriciens, le sordide contrat de 1966 en a fait des apatrides vivant misérablement dans les bidonvilles de Port-Louis, a Maurice. Ils sont plusieurs milliers avec leur descendants. Ils ont été oubliés  pendant que leur terre confisquée leur a été interdit.

La politique a Maurice s’en est bien sur occupé et  en 1978, six Chagos siens, poussés par le nouveau parti MMM ont fait une grève e la faim a Bain des dames Port Louis

 Lors de l’expulsion des Chagos siens certains ont parlé du gazage de leurs animaux, avant d’être eux-mêmes déportés

Ils ont du quitter avec désespoir trois des plus grandes îles de l’Archipel des Chagos, pour devenir des exclus, exilées de force à la fin des années soixante, abandonnées, sans ressources, majoritairement analphabètes, et ne parlant que le créole. Isolés dans lla patrie de leur ancêtre , ils ont pris refuge dans les bidonvilles de Port-Louis, a Maurice, notamment dans les quartiers de Baie du Tombeau, de Cassis, de Pointe aux Sables et  de Roche Bois.

Les autorités mauriciennes ont considéré cette excision d’un territoire par un pouvoir colonial avant que l’indépendance, comme une violation des résolutions des Nations unies,.

L’État mauricien leur a donné des terres pour construire des maisons, mais ilsn’ont jamais réellement pu intégrer la société mauricienne et à y prospérer.

Finalement la cour d’arbitrage internationale des nations Unis a donné gain de cause a Maurice . Il s’agit maintient de trancher le statut de souveraineté avec les anglais 

Le jugement rendu par la Cour permanente d’arbitrage, déclarant illégale la création par la Grande-Bretagne d’une aire marine protégée autour de l’archipel des Chagos, était une « victoire » pour Maurice.

 Le  jugement du Tribunal arbitral permanent pour la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) en faveur de la République de Maurice dans le litige qui l’a opposé à l’Angleterre est selon nous ‘binding’  comme on le dite en anglais.

‘’Bientôt un demi-siècle après un odieux chantage politique des colons anglais, les deux jugements prononcés, mercredi, par la Permanent Court of Arbitration sous la Convention des Nations unies sur les Droits de la Mer, lavent l’affront subi par Maurice avec l’excision de l’archipel des Chagos du territoire à la veille de l’indépendance. • Sir Anerood Jugnauth : « Nous ferons tout notre possible pour ramener la Grande Bretagne à la raison » SAJ a affirmé qu’en ligne avec l’approche bipartisane adoptée sur des questions d’importance nationale, le leader de l’opposition serait consulté au moment approprié

Sir Anerood Jugnauth a rappelé que la position sans équivoque de Maurice est que l’archipel des Chagos incluant Diego Garcia, ainsi que Tromelin, font partie intégrale du territoire mauricien.

Le bail américain sur Diego Garcia doit prendre fin en 2016.

L’histoire des déportés des Chagos est un chapitre sombre de l’Histoire. Elle mérite d’être connue.


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