03
Oct
15

Les caricatures a Maurice.

Les caricatures a Maurice.

l’histoire de la caricature mauricienne témoigne d’une puissante vitalité….   Le créole est très présent dans les bandes dessinées Les départements français de La Réunion, de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe ainsi que Haïti, l’Île Maurice et l’archipel des Seychelles font des types de caricature assez similaires avec production conséquente d’images. Le créole est très présent dans la bande dessinée satirique. À Maurice, le créole reste la langue des caricatures politiques et sociales qui égayent le quotidien de la population. L’anglais y est très peu écrit, et le français est utilisé pour les titres. Le caricaturiste mauricien Deven Teevengarodum, utilise le créole dans ses dessins de presse et le français dans ses bandes dessinées Dans le passé les caricaturistes du 19ème siècle, , utilisaient fréquemment le créole dans leurs dessins Rafik Gulbul a utilisé cette langue dans sa peinture du milieu politique local en 1976, Repiblik z’animoLes publications de Ledikasyon pu travayer, maison d’édition mauricienne proche du parti d’extrême gauche, Lalit, sont majoritairement en créole. Elle a édité deux bandes dessinées politiques traduites en créole : Manze pu lepep (28) et Marx an Zimaz .caricature 1 jugnauthcaricature berengercaricature Ramgoolam

Les grands titres :Jugnauth Berenger e tRamgoolam

Les caricaturistes mauriciens ont une réputation bien établie dans le monde francophone. Deven T. a souvent ses dessins repris dans Le Courrier international, Pov et Abdool Kalla remportent régulièrement des concours internationaux…. Leurs talents s’appuient sur la pressecaricature femme rire

La toute première caricature référencée remonte à l’année 1841, dans le journal Le bengali

La caricature politique commencera avec Prosper d’Epinay – fils d’Adrien d’Epinay.

De 1840 à 1910, la presse mauricienne est foisonnante, avec près de 90 revues et journaux dont environ une trentaine de journaux satiriques . Ces journaux fourmillent de caricatures.

On sait que des illustrateurs comme Iris Boucherat caricaturait sous le nom de KoKass,

À la fin du 19ème siècle, apparaît celui qui est resté dans la mémoire collective comme le symbole de la caricature mauricienne de l’époque : Gabriel Gillet (1872 – 1951). De mars 1894 à mai 1895, il est le très jeune rédacteur en chef du quotidien Le Câble où il commence à dessiner ses portraits.

De 1898 à 1910, il propose aussi des lithographies en couleur, caricaturant des personnages de l’époque

De fait, à partir de 1911, les caricatures disparaissent des journaux et la presse satirique se fait rare. De plus, les deux guerres mondiales entraînent une pénurie de papier, les journaux se font rares et certains sont obligés de fusionner pour survivre., comme ce fut le cas dans les années 40.

Le dessin humoristique, de Roger Merven entre autres, réapparaît dans la presse mauricienne dans les années 1950, après quarante ans d’absence. Mais, ces dessins portent plus sur la sociétés plutôt que sur la politique, avec une influence du magazine britannique Punch. La caricature de presse réapparaît réellement dans les années 70. La principale signature, régulière, est celle de Rog (alias Roger Merven). Elle se politise à la même époque avec les organes de partis, les affiches et les pamphlets syndicaux. Dans les années 1980, Yvan Martial, rédacteur en chef, rejoint Rog dans les colonnes de L’express, principal quotidien du pays. Puis, Abdool Kalla, au milieu des années 80, Deven Teeroovengadum (L’express) et Éric Koo Sin Lin (L’expresso), au début des années 90, Stéphane Benoît (Le mauricien) et le malgache Pov (L’express dimanche) reprennent le flambeau.

L’évolution de la caricature mauricienne n’est pas uniquement due à la liberté de la presse et à la longue tradition démocratique du pays. D’autres causes expliquent ce phénomène. La présence d’une minorité dominante de colons d’origine française a longtemps entraîné dans l’ensemble de la population, une réelle fascination pour la France qui, par certains cotés, perdure encore. Influencé sur le plan artistique ou littéraire, il n’était pas illogique que le mouvement des caricatures et revues satiriques florissant durant tout le 19ème siècle, soit imité sur l’ancienne île de France par les dessinateurs les plus doués d’une population se considérant toujours comme des français Logiquement, la disparition des caricaturistes mauriciens au début du 20ème siècle correspond à un affaiblissement de cet art en France entre 1918 et 1940.

. Aujourd’hui le langage utilisé est toujours le créole, les dessins sont quasi-systématiquement en couleurs rarement en noir et blanc et les allusions humoristiques restent incompréhensibles pour ceux qui son des étrangers a Maurice, La caricature au quotidien

la caricature zqt un moyen de parler de l’actualité du jour, de se moquer des hommes en place, et envie au lecteur de s’intéresser à ce qui est essentiel dans le journal.

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