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Les blancs francophones de Maurice.

Les blancs francophones de Maurice.

La population dite Franco-Mauricienne (ne vient pas dirctement la noblesse française. Toutefois, (plusieurs familles descendent de colons issus de l’ancienne petite noblesse de France. Les bonnes performances de la Zone Franche, l’industrie sucriere se trouve e nod jourdaux mains de quatre familles : Dalais, Espitalier-Noël, Lagesse, De Spéville. L e groupe sucrier FUEL, est le plus grand propriétaire terrien de Maurice

Ce ne fut pas avant 1715, avec Guillaume Dufresne d’Arsel, et surtout, à partir de 1721, avec la prise de possession officielle de l’île par Jean-Baptiste Garnier du Fougeray au nom de la France, que le français devintla langue du pays Aujourd’hui.: la langue que tout le monde parle à Maurice, le créole mauricien, a pour base, le français.

La population s’élève à environ 1,2 million d’habitants et comporte plusieurs communautés. La majorité des Mauriciens est d’origine indienne (65,8%) et créole ou métisse (27,7%)1,2. une minorité de mulâtres, de « blancs de l’Ile Maurice » (2%), et de Sino-Mauriciens (3%)3. Les mauriciens de confession musulmane sont soient d’origine indienne ou bien arabo-indiens.

Avec le traité de Paris de 1814, le nouveau gouvernement anglais, dirigé par le gouverneur Sir Robert Farquhar, reconnaitt que l’usage de la langue française constituait l’une de ces « coutumes » que les colons pouvaient maintenir. En fait, les Britanniques consentirent à ce que les habitants de Maurice et de Rodrigues continuent d’utiliser leur langue, leur religion, leur code civil, leurs traditions. Peu nombreux et n’ayant pas l’intention d’habiter l’archipel, les anglais étaient prêts à faire des concessions. Les fonctionnaires français furent remplacés par des fonctionnaires anglais au sein de l’administration et toute l’économie se développa au fur et a mesure dans le cadre de l’Empire britannique. Beaucoup de franco-mauriciens blancs, notamment des grands propriétaires fonciers et des hommes d’affaires, décidèrent de rester sur l’île et poursuivirent l’exploitation de la canne à sucre avec leur main-d’œuvre d’esclaves africains et malgaches.. L es pauvres esclaves, ils furent maintenus dans leur infériorité sociale et purent continuer à utiliser le créole mauricien.LesS Anglais ne cherchaient pas à s’installer en grand nombre à l’île Maurice, les autochtones continuèrent de parler essentiellement français et créole.

Le terme Blanc est employé, pour désigner des personnes ayant une couleur de peau claire. Ces personnes viennent pour la plupart des populations européennes..

. Avec les anglais il y a eu une formation d’élites au sein des groupes dominés ar la section blanche, :le groupe des « Gens de couleur » issus de la période esclavagiste, Les blancs moins fortunés . Plus tard beaucoup vont émigrer en grand nomb revers l Afrique du sud. Les créoles de la lasse moyenne vont émigrer vers l’ Australie o le Canada

La population blanche d’origine française ne cesse d’ailleurs de s’accroître à partir de l’abolition de L’esclavage, Alors que les Blancs n’étaient qu’une centaine sur l’île en 1721, ils sont au nombre de 3 163 en 1767, date du premier recensement, et de 6 489 en 1807). Ainsi, en près de quarante ans, la population blanche double c’est sous l’effet de l’immigration, qui atteint son apogée entre 1787 et 1797, sous l’influence de la Révolution française qui provoque dans l’île un afflux d’aristocrates fuyant la France.

Les alliances matrimoniales avec les familles britanniques fortunées contribuent, alors qu’a lieu l’essor de la monoculture sucrière à partir de 1825, à renforcer le pouvoir économique du groupe blanc d’origine française. Celui-ci parvient simultanément à évincer du foncier sucrier les gens de couleur

Le nombre de « Blancs à Maurice, après avoir atteint son apogée en 1830, avec un total de 8592 personnes (9 % de la population totale), ne compterait plus en 1946 que 6500 personnes, soit 3 % seulement de la population totale après l’expatriation de nombreux blancs

A Maurice la concentration du pouvoir économique sera longtemps aux mains d’une plantocratie qui, en détenant 86,6 % du total des terres et 92,5 % des terres cultivées en canne en 1830. La consolidation du monopole sucrier permet à la plantocratie d’effectuer un lobbying sur le Gouvernement colonial britannique et de se constituer à partir de 1885 en une oligarchie sucrière qui confisque le pouvoir législatif à son profit. Le pouvoir de l’oligarchie s’exprime par sa capacité à placer sous sa coupe la gestion des finances publiques et par là, l’orientation de l’activité économique de l’île tout entière

« N’oublions pas que nous sommes les gardiens d’un héritage sacré et que nos fils seraient en droit de nous demander plus tard : “Qu’en as-tu fait ?” Que nous puissions alors leur répondre fièrement : “Je l’ai non seulement conservé et agrandi, mais j’ai aussi apporté le bien-être à ceux qui travaillaient pour moi”. Alors nous serions certains d’avoir fait notre devoir » (Maurice A. Rey, 1944.le mouvement rétrocessionniste demande le rattachement de l’île Maurice à la France. Il est composé d’une frange du groupe blanc exclue de l’oligarchie sucrière et qui occupe des postes dans l’administration coloniale britannique ou retournée en France, et d’une élite émergente au sein du groupe « de couleur », qui, à la suppression de la barrière de couleur, a pu accéder à l’éducation secondaire et, aux termes d’études en France, à des professions libérales de médecins, journalistes ou avocats. Les Rétrocessionnistes argumentent que le retour de l’île à la France prémunirait contre le risque d’une « menace indienne », autrement dit contre la remise en cause de la mobilité socio-économique et surtout de l’accès aux postes de l’administration .

Le projet rétrocessionniste se heurte à l’opposition de l’oligarchie sucrière franco-mauricienne, soucieuse de défendre ses marchés préférentiels en Inde et en Grande-Bretagne, qu’un rattachement à la France remettrait en question. Pour les Anti-Rétrocessionnistes, qui s’organisent en contractant une alliance politique avec de grands propriétaires sucriers indo-mauriciens, l’argument économique prime sur l’argument culturel.

Le débat autour de la rétrocession polarise les identifications en mettant en jeu des alliances trans-ethniques, qui s’articulent au clivage intra-ethnique : d’une part, le noyau dominant du groupe, l’oligarchie sucrière, alliée aux grands planteurs indo-mauriciens contre la rétrocession ; de l’autre, l’alliance en faveur de la rétrocession entre les « petits blancs », alliés à la nouvelle bourgeoisie de couleur.

La décolonisation, qui débute en 1947, met fin à l’hégémonie de la minorité dominante et porte un coup définitif à l’idéal assimilationniste des franco-mauriciens. Face à l’octroi par l’autorité britannique de la citoyenneté politique aux nouvelles élites issues des groupes immigrants les plus récents, en particulier les engagés venus de l’Inde,

L e raciste journaliste d’Unienvilleecrira « Le suffrage universel ici veut dire, personne n’en doute, le suffrage hindou. Le suffrage hindou veut dire l’hégémonie hindoue. L’hégémonie hindoue signifie fatalement… l’annexion, dans un temps plus ou moins long, de l’île Maurice à l’Inde » (Noël Marrier d’Unienville, Le Cernéen du 04 juin 1953).

En reclamant l(indépendanceles stratégies électorales sur le principe ethniquees t axé sur l’espace partisan entre d’une part le Parti Mauricien, identifié aux intérêts sucriers franco-mauriciens, et de l’autre le Parti Travailliste, dirigé principalement par des Hindous. L’enjeu étant dès lors de rallier les autres minorités, créole, musulmane, tamoule et chinoise, le Parti Mauricien reprend comme principe mobilisateur des minorités l’argument du « péril hindou » contre le projet d’indépendance soutenu par le Parti Travailliste.

« Maurice a été victime, dans une certaine mesure, d’une colonisation à rebours dans laquelle les derniers venus se sont imposés aux premiers occupants, la domination politique des Indo-Mauriciens, fils des immigrants indiens, sur les descendants des premiers habitants et sur la population générale »

 

Références géréales.

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BEAUDOUX-KOVATS Edith et BENOIST Jean (1972) Les Blancs créoles de la Martinique, in Jean Benoist Éd., L’archipel inachevé : culture et société aux Antilles françaises, Montréal, Presses de l’Université de Montréal.

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BENOIST Jean (1974) Perspectives pour une connaissance des sociétés contemporaines des Mascareignes et des Seychelles, Annuaire des Pays de l’Océan Indien,(1), pp. 223-233.

BOUDET Catherine (2003) L’émergence de la démocratie consociative à Maurice (1948-1968), Annuaire des Pays de l’Océan Indien, (17), pp. 325-336.

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BOUDET Catherine (2006b) Pouvoirs et technologies en situation coloniale : les Franco-Mauriciens et le monopole des technologies sucrières à Maurice et au Natal (1825-1968), Revue Historique de l’Océan Indien, (2), pp. 178-193

BULLIER Antoine (1981a) Le parler franco-mauricien au Natal : une enclave francophone en Afrique du Sud : éléments d’une phonologie, Paris, L’Harmattan, 181 p.BULLIER Antoine (1981b) La communauté franco-mauricienne en Afrique du Sud, Annuaire des Pays de l’Océan Indien, (8), pp. 265-273.

DOI : 10.4324/9780203228DINAN Monique (1985) Une île éclatée : analyse de l’émigration mauricienne – 1960-1982, Port-Louis (Maurice), Best Graphics, 239 p.

SIMMONS Adele S. (1982) Modern Mauritius. The politics of decolonization, Bloomington, Indiana University Press, 242 p. Les Franco-Mauricien.


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